PEUPLE. — PEUR
CétoU doBc peu^ seigneur, pour mon âme affligée,
De toute la misère où je me vois plongée ;
Céioit peu des rigueurs de ma captivité.
Sans celle où votre amour vous a précipité,
Et pour dernier outrage où son excès m'eipose,
Il faut vous voir mourir et m'en savoir la cause. [Perth,, vr, 5.)
C'est peu de cet enfant, c'est peu de son supplice ;
11 faut bien qu'il me fasse un plus grand sacrifice.
(Volt., L* Orphelin de la Chine, m, 6.) Ceet peu d*nn tel hymen, il le faut mériter. Ud., Tancr., i, 3.)
— Corneille dit aussi c'est peu que de :
Pour en venir à bout, c'est trop peu que de vous. [Le Cid, y, 1.)
On a dit conune lui :
^ Pour conserver ton sang, c*esi trop peu que des larmes, \\ faut, il faut combattre, et reprendre les armes.
(MoNTPL., La Mortd'Asdrub.t m, 1.)
PEUPLE. UN GRAND PEUPLE, unc grande foule :
Vn grand peuple, seigneur, dont cette cour est pleine.
Par des cris redoublés demande à voir la reine. (Powp,. v, 5.)
PEUR. QUE VOUS AVEZ DE peurI comme que vous avez peur : Que vous avez de peur que le marché n'échappe ! {Suite du Ment.^ iv, 3.)
^ n'avoir pas DE PEUR DE oi^ELQUE CHOSE, commo n'en avoir pdspeur :
Pi'en ayez pas de peur. {La Veuve, iii, 4.)
^ DE PEUR QUE, suivi d'un verbe à F indicatif. Emploi trèssingulier :
De peur qu'a, cet amour d'être eyor impuissant
Il n'ose plus paroltre. {La Gai du Pal., m, 10.)
C'est-à-dire : Cet amour, dans la peur qu'il a d'être encore ^nipuissant, n'ose plus paraître.
"^ DE PEUR QUE, pour de peur que., ne :
Mon désespoir n'osoit agir en sa présence.
De peur que mon tourment aigrit ses déplaisirs. {La Suit;., iv, 8.)
... De peur qu'on me contraigne. {Nieom,, i, 1.)
« U faudrait, dit Voltaire, pour que la phrase fût exacte, qu'on ^ ^ contraigne... La suppression du né, dans le cas où il est d'usage, est une licence qui n'est permise que quand la force de l*Cïpres8ion la fait pardonner. »
VèS PEUT^TRE. — PILLAGE.
PEUT-ÊTRE. UN GRAND PEUT-ÊTRE, une cboH 4pè8<-douteuse :
Peut-être qu'il le dit, mais c'est un grand p$Hhéfr$. (^ Metu-, iv, 9.)
PHŒBUS. DONNER SUR LE PHQEBUS , comoi^ ionner dans le pkœbus :
Tous ces discours de livre alors sont de saisoD,
Il faut feindre des maux, demander guérison.
Donner sur le phœbus^ promettre des miracles,
Jurer qu'on brisera toute sorte d'obstacles,
Mais du vent et cela doivent être tout un. {Mil', i, !•)
PIÈCE, fig., comme objet :
La modestie et la générosité que vous y témoignez leur semblent des pUces rares, et surtout votre procédé merveilleusement sincère et cordial tofs on ami. [LetL apolog.) ^
PIED. JETER SOUS LES PIEDS DE, assujettir à :
Mais quand il vous aura dans le trône affermie,
Et jelé sous vos pieds la puissance ennemie.
S'en ira-t-il soudain aux climats étrangers,
Chercher tout de nouveau la gloire et les daogors? (Aou $inicke, i, 1.)
— METTRE SA DERNIÈRE ESPERANCE EN SES piEQS, iwitre sa dernière espérance dans la rapidité de la fuite :
Nous sommes seul à seul. Quoi ! ton peu d'assurance
Ne met plus qu'en tes pieds sa dernière espérance ?
Marche, sans emprunter d'ailes de ton effroi,
Je ne cours point après des lâches comme toi. {Clit.^ i, 9« 3
PIERRE. FRUIT A PIERRE, fpuit à noyau :
Là, la pomme et la poire, et la guigne et la prune. D'une bonté de goût en ce lieu seul commune.
Font peine à bien juger quel est de meilleure eau. Ou bien le fruit à pierre, ou le trait au couteau. ^^^^ {Poés.div., Presbyl. d'Hénouv ^}
^^^^"tlGEON. UN SEMRLABLE PIGEON, pouT Signifier un parti aus^î
Ër^ie n'est pas homme à laisser échapper;
Vn iemblable pigeon ne se peut rattraper ,
U H deux fois le bien de l'autre et davantage. {Mél,, iv, V)
IHlAAiili. ftTRE EN PILLAGE A, être livré au pillage de :
t^iitih vous l'fitat n'est plus en pillage aux armées. <CiiiiMi, ii, !•)
— piLLâOE» fig., en parlant d'emprunts littéraires : J 'ai tra4au it Liioaiik tout ce que j'y ai trouvé de propre i mop n/f^f^ ot fioaune