‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 151 sur 375 · COUTUME · texte numérisé non relu

COUTUME

lepuis le jour qu'il eut été^ sacré, il ne mit plus de couronne sur sa tête tout le este de sa vie, quoique les rois eussent de coutume de la porter les grandes fêtes t dans les cérémonies publiques. (Mézer., Ain-ég, chron,, an 987.)

Ménage a fait sur cette locution la remarque suivante : « Avoir outume, avoir de coutume, tous les deux sont bons. Avoir de couurne est le plus usité. » [Obs. sur la langue fr,, 2* p., c. 144.)

Il est plusieurs autres locutions où Ton employait ainsi la pré- )osition dey contrairement à Tusage actuel. Ainsi on disait :

AVOIR d'usage, comme avoir usage, avoir coutume :

Ma commère a d'usage D'ouvrir au chappelain son huys. {Farce d'un mary jaloux.)

IL n'est pas de besoin , pour il nest pas besoin ; il est oe ÎESOIN , pour il est besoin :

Je vous recommande mes affaires , dont je vous parlay il y a environ deux ours, de quoy toutes fois il n'est pas beaucoup de besoin, veu nostre amitié. (Lauv., La Constance, m, 6.) ' -

// n'est pas de besoin qu'on vous voie avec nous. '■•'■

(L. C, Discreti'àUzon, m, 3.)

Lequel aussy vous porte neuf horloges pour faire des presens , tant au dict ;rand seigneur, bassas, que aultres auxquels vous verres ({n'Usera de besovng îour mon service. [Lett. miss, de Henri /F, t. iv, p. 525, 9 mars 1595.) Laissez-moi : j'aurai soin De vous encourager, s'i/ en est de besoin. (Mol., Femm. sav., v, 2,)

AVOIR DE BESOIN, commc avoir besoin:

Sa véritable gloire serait de nous donner la paix , les peuples en ont autant^ ie besoin ici qu'ailleurs. (Fléch., Lett. cclxxxvii, au duc de Villars, 17 avr. 1707, Jdil. 1735.)

Avoir de besoin, être de besoin, pour avoir besoin, être besoin, se dit encore dans le centre de la France :

Je vous rends votre panier, je n'en ai plus de besoin, (C^ Jaubert, Gloss. du cenire de la France.)

ÊTRE DE DOMMAGE , commc être dommage, causer du dmumaye :

Si j'ay esté contante que tu faces quelque petite niche au maistrc , je ne veux pas pourtant que luy faces chose que ce soit qui luy soit de dommage, (Lariv., La Constance^ m, 4.}

IL n'est de MERVEILLE, pour ce n'cst pas une merveille, il n'est pas étonnant :

Et n'est de merveille si Euripide.... (Lariv., Le Fid.^ m, 6.) n'y a-t-il pas de moyen? pour n'y a-t-il pas moyen? fCy a-t-il point de moyen de parler à ta maistresse? (Tournebu, Les Contens, y, 3.)

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