EFFORCER (S'). — EFFORT
— EFFET, dans un sens actif, avec un régime, réalisation :
L'honneur que nous feroit votre illustre hyménée, Des deux que j'ai nommés tient l'âme si gênée. Que jusqu'ici Galba, qu'ils obsèdent tous deux,
A refusé son ordre à l'effet de nos vœux. (Ol/ron, i , 3.)
C'est un jour choisi par deux souverains, pour Veffet d'un traité de paix entre leurs couronnes ennemies. [Rodog., préf.)
EFFORCER (s*) a, comme s'efforcer de :
Vous en êtes jaloux (de la mort) comme d'un bien suprême ;
L'un et l'autre de moi s'efforce à l'obtenir. {Théod,^ y, 6.)
Son feu de la raison est l'effet et l'étude;
Il s'en fait un plaisir bien moins qu'un embarras,
Et s'efforce à m'aimer, mais il ne m'aime pas. {TUe et Bér,, i, 1.)
Et quand Rome s'efforce à m'arracher son cœur,
Elle sert le courroux d'un Dieu juste et vengeur. (Ibid., iv, 1.)
Voir A pour de, et TACHER a.
EFFORT. FAIRE EFFORT SUR UN SENTIMENT, s*efiforcer de le raincre :
Je ne vous blâme point d'avoir eu mes foiblesses ; Mais faites môme effort sur ces lâches tendresses. (AttUa^ ui, 4.)
Vous pouvez juger qu'à l'âge «ù j'étois, il falloit que ma raison fit beaucoup d effort sur mes ressentiments pour agir avec tant de retenue. [CEuv, de Louis Vf»)
On trouve, dans un sens analogue, faire effort contre : «
Il fait effort contre ses peines secrètes , et contre le sentiment des déplaisirs dont la vie des princes n'est pas exempte , pour n'être attentif qu'à consoler et à remplir de joie ceux qui viennent à lui. (Duguet, Instit, (fun prince, l'* p., c.2], art. 4.)
— FAIRE UN EFFORT A, FAIRE SON EFFORT A (un infinitif] I
L'espoir qu'elle conserve aura peu de durée,
Puisque Jason en veut à la toison dorée,
Et qu'à la conquérir faire le moindre effort ,
C'est se livrer soi-même et courir à la mort. {.La Tois. d'or, m, 1.)
Celui qui doit vous perdre ainsi malgré son sort,
A s'approcher de vous fait encor son effort, (D. Sanche, m, 4.)
— COUP d'effort, coup d* audace, entreprise hardie :
Mes vaisseaux à la rade, assez proches du port.
N'ont que trop de soldats pour faire un coup d'effort. {Méd., ii, 5.)
Sans moi ton insolence alloit être punie,
A ma seule prière on ne t'a que bannie :
C'est rendre la pareille à tes grands coups d'effort.
Tu m'as sauvé la vie, et j'empêche ta mort. {Ibid., m, 3.)