LU INTRODUCTION
« Ta flatter, si ta veux, la douleur de Flavie,
Et me laisse éclaircir de l'état de ma vie. » (Id., Théod,^ iv, 1
Me laisse éclaircir, et non-pas me laisse m éclaircir.
« Il vaut mieux qu'ils en aient cette idée, que de n'en point avoir du tout : c qui arriveroit peu à peu, s'ils la laissaient effacer de leur esprit par un silène pernicieux. » (Malbbr.)
La laissaient effacer, et non pas la laissaient s'effacer,
« La plupart des merveilles de Dieu nous échappent et, après les avoir légère ment regardées, nous les laissons effacer de notre esprit. » (Nicole.)
Les laissons effacer, et non pas les laissons s'effacer,
« Bien serois aise que les veisses Bien enirebatire encore ung coup. »
(Le Débat de la Nourisse et de la Chamberihre
Les visses entrebattre, et non pas les visses s' entrebattre.
, « Si j'avois un prétexte à me mécontenter, Tu me verrois bientôt résoudre à le quitter. »
(P. Corn., La Gai, du Pal,, ii, 6
Tu me verrais résoudre , et non pas tu me verrais me résoudre,
« Ne vous étonnez point, vous fen verrez dédire, » (Id., Perth,, m, 3
Vous l'en verrez dédire, et non pas vous /'.en verrez se dédire,
« Le dépit de les voir muUiplier s'éloit tourné en fureur. » (Fluurt, Mœurs dt Chrétiens.)
I^s voir multiplier y et non pas les voir se multiplier.
L'ellipse est aussi fréquente, ou plutôt aussi constante quan le régime suit :
« La grandeur de son amour faisoit esmerveiller tout le monde. » (Marousi d'Ang., rHeptam., 19« nouv.)
Faisait émerveiller, et non pas faisait s'émerveiller.
« Quel envieux démon, et quel charme assez fort
FaMoii entre-c^qucr deux volontés d'accord?» (P. Corn., La
Faisait entre-choquer, et non pas faisait s^entre-ckoquer
« Ses intrigues firent mutiner leur armée. » (Mézbr., Hii s, II, 11.)
Firent mutiner, et non pas firent se mutiner.
« Ses intrigues firent mutiner leur armée. » (Mézbr., Hist, de France avant Clo vis, II, 11.)
INTRODUCTION. lui
• Ne laissom perdre en vain le temps. » (Ronsabd.)
Laissons perdre^ et non pas laissons se pet*dre.
« Si, par votre négligence, nous laissions fertifier les Espagnols... » (Richbl., Mém., 2X.)
Latssions fortifier, et non pas laissions se fortifier.
« C'est pea de laisser assoupir La ferveur du plus saint désir.
Par notre lâcheté nous la laissons éteindre. • (P. Corn., Imil.t i, 18.)
Lazsser assoupir y et non pas laisser s'assoupir; laissons éteindre, et non pas laissons s'éteindre.
« Pour laisser affaiblir par la guerre ces deux puissances voisines. » (Pklliss.)
Lctzsser affaiblir, et non pas laisser s'affaiblir.
• Il icissa séparer son armée victorieuse. » (Hézbrat.)
Laissa séparer, ei non pas laissa se séparer,
«Brienne s'arrêta court, et laissa évaporer la bile de Colbert. » (Choist, Mém,^ ii.)
Laissa évaporer, et non pas laissa s'évaporer.
« laissant emporter son esprit aux impressions précipitées de la surprise. » (VaUven., Caract.f xviii.)
Laissant emporter, et non pas laissant s'emporter.
« Je sens, je sens glacer Mon sang, mon cœur, ma voix> ma force et mon penser. » (Jodbllb.)
^e sens glacer, et non pas je sens se glacer.
« Et je sens refroidir ce bouillant mouvement, Quand il faut pour le suivre exposer mon amant. »
(P. Corn., Cinna, i, l.)
Je sens refroidir^ et non pas je sens se refroidir.
« Oo se dissipe, et on sent ralentir toutes ses bonnes volontés. » (Fbn.)
On sent ralentir, et non pas on sent se ralentir.
« Ce père s'étant fait expliquer tout ce qui me regardoit, sentit lui-môme en- Ponmer son zèle. » (Prév.)
Sentit enflammer, et non pas sentit s'enflammer.
• Qu'il attende le temps qu'avecque ma fortune Nous voyons appaiser et les vents et Neptune. »
Nous voyons apaiser, et non pas nous voyons s'apaiser,