FEU
Mais redoublons plutôt nos ferveurs dans ce trouble.
Pour offrir à Dieu nos combats. {Imit.^ i, 13.)
Quels encens unirai-je aux concerts de louanges,
Que de tes saints ou de tes anges Sans fin et sans relâche entonnent les Jerveur»? Ibid., m, 10.)
Les doux élancements de ces ferveurs naissantes. Jbid.f lu, 27.)
C'est ce qui dans leurs cœurs verse un amour si tendre. C'est ce qui les élève aux plus hautes ferveurs. {Ibid,, iv, 1.)
Voir encore Imit., iv, 8; ii, 14, 17.
Ferveur, dans ce sens, et dans des sens analogues , se trouve très-fréquemment au pluriel :
Réchauffe dans moy les ferveurs
D'une piété plus parfaite. (Ragan, Ps,, cxviii.)
Se livrant bxol ferveurs de la charité la plus consommée. CBourd., Orais, fun. de Condé, m.) ^11 consacra ce saint lieu par des ferveurs et même des excès de pénitence qui l'égalèrent aux Ëlie et aux Jean-Baptiste. (Id., Panéy, de S. Ir, de Paule, I.) -^ Je vous parle de ses erreurs aussi bien que de ses lumières , de ses foiblesses aussi bien que de ses ferveurs. (Id., Panéy. de S. Pierre, i.) — Des Ëglises dont les/ert;eur« ne le cèdent en rien à celles du christianisme naissant. 'Id., Panég, de S. Franc. Xav., i.j — Combien de fois un chrétien, au milieu môme de ses ferveurs, n'a-t-il pas pu dire aussi bien que David.... (Id. , Serm. pour le XV" dim, de la Pent., i.) — Par ces ferveurs apparentes, nous imposons même souvent à ses ministres. (Id., Serm. pour le xviii« dim. de la PenL, i.)— On ne peut douter que les jeûnes n'aient esté très -fréquents dans les premières ferveurs de l'Église naissante. (Thomass., Tr, des jeûnes, V* p., iv, 1.) — Faut-il demander à Dieu des consolations et des ferveurs dans la prière? (Nie, hisir. sur les Sacrem., ly, 6.) — La plupart de ces nouveaux docteurs avoient l'avantage de la science et de l'éloquence sur le clergé , et même certain air de régularité que donnent et qu'inspirent toujours les premières ferveurs d'une nouvelle religion. (Yertot, Révol, de Suède.) — Il faut recevoir simplement \es ferveurs sensibles d'oraison, puisqu'elles sont données pour nourrir, pour fortifier l'âme. (Fén. , Leti., au P. Lamy, 26 oct. 1701.) — Sans cet exercice, tous les sentiments de piété que nous pouvons avoir ne sont que des ferveurs trompeuses et passagères. (Id. , Entr. sur les caraci, de la piéiéy i.)
FEU, au sens propre, courir a quelque chose coimme au feu,
y courir avec empressement et en foule :
Mais vous, que vous vendez de ces toiles de soie ! LA L1N6ÈRE. Do vrai, bien que d'abord on en vendit fort peu,
A présent Dieu nous aime , on y court comme au feu. (La Gai. du Pal. , i, 4.)
— Avec le plur. , dans le sens à' amour, avoir des feux pour quelqu'un :
Ton frère, je l'avoue, a beaucoup de mérite;
Hais souffre qu'envers lui cet éloge m'acquitte.
Et ne m'entretiens plus des feux qu'il a pour moi, {La PI. Roy., i, 1.)
— METTRE EN FEU POUR QUELQU'UN, inspirer uu ardent amour pour lui :
Si le ciel pour mon choix vous donne tant de haine,
Vous a^t-il mise en feu pour ce grand capitaine? (VllUis. corn,, m.. I .)