‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 38 sur 375 · AIGREUR. — AINSI · texte numérisé non relu

AIGREUR. — AINSI

Je vous veux remercier de ceste piloyable affection dont vous avez usé envers moy. de m'accuser à mon mary : duquel , en bref, je n'atlen que la mort, si pluslost ïaifjre douleur qui me picque ne me despouillc de la vie. (Lariv., Le M/e, V, 2.)

Mais la terreur de quelque aigre nouvelle,

Tousjours m'agite et me tient en cervelle. (St.-Am., Epiât. hér,-com.,

— AiGKEUK d'une INIMITIÉ , d'une HAINE. Sigiiificatioii qui tient à la précédente , et s'éloigne moins cependant de Tacception actuelle :

Seigneur, du nom d'amour n'abusez point en vain,

Biles d'Agésilas la haine insatiable.

C'est elle dont Vaigreur auprès de vous m'accable. {Agés.j ii, 4}

Be ceux qu'unit le sang plus douces sont les chaînes.

Plus leur désunion met d'aigreur en leur haine. {Tiieei Bérén., iv, 5}

Et peut-être Vaigreur de ces inimitiés

Voudra que je vous perde, ou que vous me perdiez. {Ib.]

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