‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 39 sur 375 · AIGREUR DE LA JALOUSIE · texte numérisé non relu

AIGREUR DE LA JALOUSIE

L'impérieuse aigreur de l'âpre jalousie.

Dont en secret dès lors mon âme fut saisie. {Sertor,, i, I.)

AIGRIR, rendre plus amer. Aigrir des déplaisirs :

Mon désespoir n'osoit agir en sa présence,

De peur que mon tourment aigrît tes déplaisirs, [La Suit;., iv, 8.)

AILE. En AVOIR f)ANS l'aile, être joué :

Angélique, c'est fa) t, mon frère en a datis Cailc; *

La voyant échapper, je courois après elle,

Mais un maudit galant m'est venu brusquement

Servir à la traverse un mauvais compliment.

Et par ses vains discours m'embarrasser de sorU;

Qu'Angélique à son aise a su gagner la porte. (La PL Roy,, iv, 4.J

Ce n'est pas le sens habituel de cette locution proverbiale, <pi signifie ordinairement : être blessé, être amoureux, être épris :

•^ FOURNIR des ailes, tig., douiicr, pour ainsi dire, la faculté (le voler :

Je le tiendrai rendu, si j'en ai des nouvelles;

L'amour pour le trouver me fournira des ailes, (L'Illus. com., i, 4.)

AIMÉ, adjectivement, cher :

Et la gloire d'agir par do plus justes causes

A produit des' effets plus doux et plus aimés. {Cin., iv, 1.

AINSI QUE, comme, nkgliger ainsi que, négliger comme :

0 lettres, ô faveurs indignement placées, A ma discrétion honteusement laissées,

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