AINSI
0 gages qu'il néglige ainsi que superflus,
Je ne sais qui de nous vous diffamez le plus. (J
— REGARDER AINSI QUE, regarder comme :
En regardant sa gloire ainsi que mon ouvrage, Je périrai plutôt qu'une autre la partage. I
Il se plaint à moi tous les jours des rigueurs de sa destinée, et rc
men de la princesse ainsi que Tarrét redoutable qui le doit pousser a
(Mol., les Àm. magnif*, ni,l.)
— AINSI, avec une remarquable inversion, dans le c'est ainsi que :
Ainsi de ma faveur vous nommez les effets? ('
— AINSI, avec le subjonctif, par imitation du latin, < le Sic te Diva potens d'Horace [ode m) :
Ainsi vienne bientôt cette heureuse journée Qui nous donne le reste en faveur d'hyménée.
(MéL, I, 4, !"• édit. ju
Cette signification curieuse se rencontre assez souk comme après Corneille. Au seizième siècle, Joachim ( entre autres, en offre de nombreux exemples dans so ses Poésies diverses :
Parmi les exemples du dix-septième siècle , nous cl les suivants conime les plus frappants :
0 le plus grand des rois et le meilleur des pères ! Ainsi vous soient toujours toutes choses prospères, Comme vous obligez cette princesse et moi A vous garder toujours le respect et la foi! (Mair., LeGr, l
LE PRiNcs, à f infante. Ainsi jamais souci ne trouble votre vie!
LAURE. Ainsi votre fortune égale votre envie 1
LE PRINCE. Ainsi rencontriez-vous, au sein de mille rois, Mille esclaves soumis au pouvoir de vos lois!
LAURE. Ainsi jamais la faux, qui détruit toutes choses. N'attaque de ce teint les œillets ni les roses!
LE PRINCE. Ainsi ces yeux, vainqueurs de la force du temps, Brûlent encore les cœurs en l'hiver de vos ans!
LAURE. Ainsi sur vos sujets, sur vous et votre race.
Le ciel à pleines mains verse à jamais sa grâce!
LE PRINCE. Ainsi si jamais reine eut des jours comblés d'heur, De plaisir, de repos, d'estime, de grandeur, Soit aux siècles passés, soit au courant du nôtre, Son bonheur n'ait été que l4mage du vôtre! Et le cours de vos ans soit aussi glorieux Que d'un zèle sans fard j'en conjure les dieux !
(RoTROO, Laure p>
« De votre sœur naissante on eût borné le sort, « Si l'on eût de son père ei^écuté l'envie,