BASSESSE. — BATIR
— ENVOYER TOUT A BAS, jeter tout à terre :
yenverrai tout à bas, puis après on verra. {Gai, du Pal., it, IS
BASSESSE, condition humble, sans aucune idée de bassess morale .
Votre grand Marins naquit dans la bassesse, (Sertor., Mfi
Ciel I n'est-ce point ici quelque songe tout plein de gloire dont les dieax m veuillent flatter? et quelque réveil malheureux ne me replongera-t-il point daD la bassesse de ma fortune? (Mol., Les Amants magnif., v, 3.)
— BASSESSE, avec le plur., en parlant de style, d'idées :
La lecture fera prendre mes naïvetés pour des bassesses. {MiLf aa lect
BASTANT DE, suivi d'un infinitif, capable de .
Adieu, des raisons de si peu d'importance
N'ont rien qui soit basiant d'ébranler ma constance. (MéL^ \, 6, éd. 1633
Aux éditions suivantes. Corneille supprima le vieux mot H tant, et mit:
Ne pourraient en un siècle ébranler ma constance.
Cet emploi se trouve une seconde fois dans une autre coméd de notre poëte :
Me croyez-vous bastani de nuire à votre feu? {L'Illus. corn., ii,
Dans les éditions postérieures à 1 654, Corneille a encore chan ainsi :
Me prenez- vous pour homme à nuire àjotre feu?
L'adjectif ôo^^an/, dont l'usage était si fréquent au seizièi siècle, a été encore usité longtemps après Corneille. Saint-Sim en affectionnait l'emploi, comme de tant d'autres mots du sièc n l'applique souvent aux personnes, et le fait suivre de pou
Louville, avec M*"' de Maintenon, n'était pas bastani pour être de la confères (St-Simon, Mém., t. m, ch. 20.) — Outre qu'elle ne voyait et ne savait pas te elle n'était pas bastante pour arrêter etgouverner les autres. (Id., ibid,<,X, vu, ch. 2 —Mais que pour ce qui regardait les prétentions romaines et en particulier la p position touchant l'excommunication, j'avais la prétention de me croire basi pour lui dire que ces endroits de la constitution étaient insoutenables. (Id., ibi t. XI, ch. 6.)
BATIR EN l'air sur, absoL, fonder des espérances vaines si:
Et, bâtissant en Vair sur le malheur d'autrui,
Aussi bien que mon frère il triomphe de lui. {Hor., iv.