‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 86 sur 375 · BATTRE. — BEAUTÉ · texte numérisé non relu

BATTRE. — BEAUTÉ

BATTRE. BATTRE UN SENTIER, le frayer :

.... Ainsi de ses vertas, Dont brillent les sentiert qu'il a pour nous baitut. Les rayons toujours vifs montrent comme il faut vivre. {Imit., i, 1.)

On a dit d'une manière analogue :

Nons n'avons nouvelles que de deux ou trois anciens, qui ayeut battu ee chemin,

• (Mokt.,Em.,ii,6.)

— BATTRE LES RAISONS DE QUELQU'UN, fig., IcS réfuter

Et montre cependant des grâces peu vulgaires

A battre ses raisons par des raisons contraires. {La Suiv., iv, vi.)

BEAU. DANS LE PLUS BEAU DE LEUR CARRIÈRE, aU point Ib

plus brillant de leur existence :

Combien en trompe un tel espoir!

Et combien en laisse-t-il choir

Dans le plus beau de leur carrière! [Imit., i, 88.)

On a dit, peu différemment, en poésie, et même en prose :

Il faut au plus beau de nos ans

Cueillir les fleurs de la jeunesse. (St-Ëvrem., Stances.)

Et ne ménageons plus de tristes bienséances

Qui nous ôtentles fruits du plus beau de nos ans, (Mol., Psyché, i, 1.)

•Jamais un mot de réflexion sur la cruauté de sa destinée, qui l'enlevoit dans

'«p/w beau de son âge. (M"" de Lap., Hist. d'Henriette WAnglet,, 4« p., année 1670.)

"* TOUT BEAU, façon de parler adverbiale employée dans le

^^yle noble :

Tout beau, Pauline : il entend vos paroles, £t ce n'est pas un Dieu comme vos dieux frivoles. (/'<>/•, iv, 3.)

ûfiAUTÉ, au plur., en parlant de la beauté d'une femme, '^^me on dit les charmes, les appas :

Ne t'inquiète point pour une écervelée,

Qui n'a d'autre ambition que d'être cajolée,

Et rend à plaindre ceux qui, flattant ses beautés.

Ont assez de malheur pour en être écoutés. {Mél,, lu, 4.)

Bélinde et Chrysolite Manquent donc à ton gré d'attraits et de mérite,

Elles dont les beautés captivent mille amants? (La Veuve, i, 5.)

Jusquo-là tes beautés ont possédé ses vœux ;

Mais l'amour d'Alidor faisoit taire ses feux. ('*/• Koy., v, 7.)

MaisTempire inhumain qu'exercent vos beautés Force jusqu'aux esprits et jusqu'aux volontés. (Ctitna, m, 4.)

Le sort, qui jusqu'ici nous a donné le change, Immole à ses beautés le monstre qui nous venge. {Androm,, ni, 4. )

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