‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 90 sur 375 · BLESSER. — BOITEUX · texte numérisé non relu

BLESSER. — BOITEUX

Notre fortune enfloit du prix de nos caprices.

Et c'était une blanque à de bons bénéfices. (Excuses à Àrisie.)

ESSER. SE BLESSER LE CERVEAU, s'ofiFenser, se choquer et voir de fâcheux soupçons d'une chose :

Ce malheureux jaloux s* est blessé le cerveau

D'un festin qu'hier au soir il m'a donné sur l'eau. [Le Meiu., m, 8.)

BLESSER quelqu'un, le blesscF d'amoui* :

Oui, sans doute Clarisse a son âme blessée. [La Veuve, iv, 5.)

Sa richesse l'attire, et sa beauté le blesse, {La Suiv., i, 1.)

Amarante (aussi bien te faut-il confesser

Que la seule Daphnis avoit su me blesser).

Dis-moi qui me l'enlève. {Ibid., v, 3.)

BLESSÉ, blessé d'amour:

Il possédoit mon cœur, mes désirs, ma pensée ;

Je ne lui cachois point combien i'éiois blessée, {PoL, i, 3.)

Quand dans le char il s'est placé, Je n'étois qu'à vingt pas et venois pour l'instruire Du départ de l'objet dont son cœur est blessé. (T. Corn., Circét n, 1.)

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