‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 138 sur 743 · CONTENTEMENT. — CONTRAINTE · texte numérisé non relu

CONTENTEMENT. — CONTRAINTE

Ne vous sert que d'un doux, passage

Pour nous introduire au partage

Oui nous rend à jamais contenu. [Pot., iv, 2,

— content, en parlant de choses morales, satisfait, désirs contents :

Il semble qu'à languir tes désirs sont contents,

Et çue tu n'as pour but que de perdre ton temps. {La Veuve, 1. 1.

Je vous laisse à juger s'il prendra bien son temps,

Et si tous vos désirs seront bientôt contenu. (U Cid, i 1]

On trouve d'une manière analogue .

La vertu couronne Ses amants constants :

Heureux qui lui donne Ses soins et son temps; Ses vœux seront contents. iQuix-, /Vrvc. l'rul.

CONTENTEMENT, avec le pluriel :

Et que tout se dispose ù leurs contentements.

« Il eût été mieux à leur contentement y » lit-on dans les Sentiments de l'Académie sur le Cid, i , 2.

Cette observation est toute prosaïque. La poésie parle coinnif Corneille; elje parle aussi comme Malherbe dans ces vers :

Ce ne sont point esprits qu'une vague licence

Porte inconsidérés à leurs contentements. (Malh.. St. pour une max..

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