‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 19 sur 743 · AIGREUR. — AINSI · texte numérisé non relu

AIGREUR. — AINSI

Je vous veux remercier de ceste pitoyable affection dont vous avez usé envers moy. de m accuser à mon mary ; duquel , en bref, je n'allen que la mort, si plusiosl Vaùjre douleur qui me picque ne me despouilic de la vie. (Lariv. , Le Fidèle, v, 2.)

Hais la terreur de quelque aigre nouvelle,

Tousjours m'agite et me tient en cervelle. (St. -An., Epist. hér.-com.)

— aigreur d'une inimitié , d'une haine. Signification qui tient à la précédente, et s'éloigne moins cependant de l'acception actuelle :

Seigneur, du nom d'amour n'abusez point en vain,

Dites d'Agésilas la haine insatiable.

C'est elle dont Y aigreur auprès de vous m'accable. {Agés., h, 4.)

De ceux qu'unit le sang plus douces sont les chaînes.

Plus leur désunion met d'aigreur en leur haine. {Titeei Birén., iv. 5)

Et peut-être Y aigreur de ces inimitiés

Voudra que je vous perde, ou que vous me perdiez. (lu,)

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