‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 20 sur 743 · AIGREUR DE LA JALOUSIE · texte numérisé non relu

AIGREUR DE LA JALOUSIE

L'impérieuse aigreur de l'Apre jalousie.

Dont en secret dès lors mon âme fut saisie. {Sertor., i, 1.)

AIGRIR, rendre plus amer. Aigrir des déplaisirs :

Mon désespoir n'osoit agir en sa présence,

De peur que mon tourment aigrît tes déplaisirs. [La Suit,, iv, 6.)

AILE. En avoir dans l'aile, être joué :

Angéhque, c'est fait, mon frère en a dans l'aile;

La voyant échapper, je courois après elle,

Mais un maudit galant m'est venu brusquement

Servir à la traverse un mauvais compliment,

Et par ses vains discours m'embarrasse r de sorlo

Qu'Angélique à son aise a su gagner la porte. (La PL Roy., iv, 4.)

Ce n'est pas le sens habituel de cette locution proverbiale, qui signifie ordinairement : être blessé, être amoureux, être i épris :

— fournir des ailes, iig., donner, pour ainsi dire, la faculté de voler :

Je le tiendrai rendu, si j'en ai des nouvelles ; i L'amour pour le trouver me fournira des ailes. {LU lus. corn., î, 4.)

AIME, adjectivement, cher :

Et la gloire d'agir par de plus justes causes

A produit des effets plus doux et plus aimés. {Cin., iv. 1.

AINSI QTE, comme, négliger ainsi que, négliger comme :

0 lettres, o faveurs indignement placées, A ma discrétion honteusement laissées,

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