ÉCOULEMENT. — EFFACER
ÉCOULEMENT, fig., en parlant de choses morales qui viennent, qui semblent découler d'une autre , émanation :
Il mérite aussitôt de recevoir des cieux
Les pleins écoulements du torrent d> mes grâces. {Imit., îv, 15.)
Toute sagesse qui reluit dans ses créatures est un écoulement de la sienne (FÉ.v, Vêtu spir.% xxxu, éd. St-Sulp.) —Oh! combien le Père céleste est-il plus père, plus compatissant, plus aimant que moi! Toute nfon amitié pour vous n'est qu'un faible écoulement de la sienne. (Id.. ibid., au marq. de Fén., 27 mars 1713.) — Cet être est tout, et je ne suis rien, du moins je ne suis qu'un faible éeouUmem de sa plénitude sans bornes. {là., Le u. sur la relig., î, 4.* — Tout ce qui a de l'intelligence ne l'a que par un écoulement de sa raison souveraine. (Id., Av. et instr., etc., xviu.) — Cette complaisance n'est antre chose que l'amour qu'il a pour sa perfection infinie, et pour tout ce qui en est quelque écoulement. (Id., Béfut. du P. Mate br., c. 10.) —L'Être suprême nous a donné une petite portion de sa Hberté, comme il nous a donné un faible écoulement de sa puissance de penser. (Volt., MéL litt.) — Ils loueront parce qu'ils aimeront; et ils aimeront parce qu'ils ver- ■ ont. C'est ce que dit saint Augustin, et c'est la source de cet éternel alléluia qui retentit du ciel jusqu'à la terre, par Y écoulement qui se fait en nous de la joie do ciel. (Boss., Lett.y à Mme de Luynes, 18 avril 1691.)
ÉCOULER (laisser), comme laisser ichappw. laisser kcoi- \