‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 205 sur 743 · LER UNE OCCASION · texte numérisé non relu

LER UNE OCCASION

On a dit de même avant Corneille :

J'ay estimé à propos de \ous faire ccste lettre, affin que vous advanciés vostre venue en ceste armée et vous hastics auprès de vostre compaignic, m'asseuranl que, puisque j'y suis en personne, exposant ma vie à toutes sortes de hasards, vous auriés du regret de demeurer en vostre maison et voir écouler tant de belles occasions qui s'offrent d'acquérir do l'honneur et de la réputation, sans faire paroislre vostre valeur et mérite. {Lett.vnss. de Henri IV, 2juill. 1597, t.iv,p.795.

EFFACER, au figuré :

Jour, qui fais la couleur, et toi, nuit, qui Y ej faces,

Exaltez sa grandeur. \Trad. du Cant. des trois enfouis.,

Us passent tous ainsi qu'une ombre Qu'efface et marque le soleil. (/mu., î, 23.)

Corneille paraît avoir imité ce vers d'un poëte qui Ta précéda :

Soit que la nuict du monde efface les couleurs.

(J.-B. Chassignet, Trad. du Ps. xci.

Un autre poëte de la même époque a dit d'une manière analogue :

Ainsi le verd émail d'une liante prée

Est soudain effacé. (Robert Garnieh. Êlég.surlu mort de Ronsard.

On peut aussi rapprocher des vers si poétiques de Corneille

les suivants du plus célèbre élève de Malherbe :

Si-tost que l'astre des cieux Commence à paroislre à nos yeux Et qu'il a les ombres chassées,

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