‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 219 sur 743 · EN · texte numérisé non relu

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Qu'aux dépens de ma vie il s'en fasse beau-pére,

Et qu'à titre d'esclave il commande en ces lieux. (Pol., iv,3.)

J'en ai fait un martyr, sa mort me fait chrétien.

J'ai fait tout son bonheur, il veut faire le mien. [Ibid., v, 5.)

Sans l'avoir jamais vu je connois son courage.

Qu'importe après cela quel en soit le visage?

Tout le reste me plaît, si le cœur en est haut.

Et si l'âme est parfaite il n'a point de défaut. [Suite du Ment., iv, 2.>

Régnez comme Attila, je vous préfère à lui ;

Mais point d'époux qui n'ose en dédaigner l'appui. {Attila, h, %\

Oui, seigneur; Voua en voulez la main, et j'en ai tout le cœur. [Tile et Bér., n, 2.)

De quelque éclat qu'il se soit revêtu, Un crime qu'il ignore en souille la vertu. (Héracl., u, 3.)

Voltaire a critiqué ces derniers vers, croyant que en se rapportait à innocence, qui précède, ce qui serait absurde, tandis qu'il se rapporte, avec le sens si fréquent de de lui, au sujet de la phrase t/ (Martian.)

Le poëte se sert de même de en, pour de lui ou pour par lui9 comme régime indirect d'un verbe :

Tout est au-dessous d'elle, à moins que de régner,

Et sans doute qu'£mon s'en verra dédaigner. (OEd., î, 3.)

Ne pouvant citer tous les emplois que fait Corneille de en pour de lui, d'elle, d'eux, ou pour par lui, par elle, par eux, nous nous contenterons d'indiquer encore : Oth., n, 1 ; n, 2; n, 4; m, 3; LIllus. com., m, \ ; Le Ment., iv, 7.

« Les poètes, observe un auteur contemporain, ont employé souvent en au lieu de lui, ou d'elle, mais par licence, par extension, et toujours dans un sens méprisant et odieux.

« Un vieillard amoureux, dit Corneille, mérite qu'on en rie.

« Pour punir un méchant, dit Voltaire, pour en tirer justice. » (Phil. Chasles, Préf. de la Gramm. nation.)

On trouve très-fréquemment, au dix-septième et même au dix-huitième siècle, en, pour de lui, ou pour par lui, se rapportant à un substantif ou à un verbe, chez les prosateurs comme chez les poètes, employé sans aucune idée méprisante ni odieuse :

Celui qui est paysan et qui vit fort bien en paysan me semble plus louable que celui qui est né gentilhomme et n'eu fait pas les actions. (Sorbl, Franeion, xi.) — Comment peut-on aimer Dieu, quand on n'en entend jamais parier? (M** db Sév.,£*if., 12 mars 1671.) — 11 est bien difficile qu'on n'ait pas envie d'avertir ces sortes de gens qu'ils feroient bien de se dire à eux-mêmes ce qu ils disent des autres, et de se reconnottre dans les portraits qu'ils en font. (Nicole, Euai$%

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