ÉTONNEMENT. — ÉTONNER
venir; comme lorsque Platon dit que notre vie est un point entre deux éternités. »
Pour réponse à ce jugement trop prosaïque, nous renverrons seulement à notre article HONTES, où nous offrons la théorie et de très-nombreux exemples de l'emploi du pluriel pour les mots qui paraissent naturellement réservés au singulier.
ÉTONNEMENT, épouvante, abattement, consternation :
Ils sont, grâces aux dieux, dignes de leur patrie;
Aucun èionnemeni n'a leur gloire flétrie. {Hor., îu, î.l
La reine mère est décédée, la veille des rois dernière, au grand ertonnemcnt de nous tous. (Pasq., Lett., xm, 8.) — Chacun parloit sans certitude, et tons prenoient pour conseil Yestonnement. (D'Aubignb, Hiêt. unir, t, 13, ln éd.) — A l'instant sont arrivez quatre cens chevaulx armez de toutes pièces qui ont donné Jusqu'à la grande place de la dicte ville, dont les dicts habitans ont prins un tel estonnemeni qu'ils ne se sont jamais mis en aulcune deffence. [Leu. snst. m Henri IY, t. îv, p. 696, 12 mars 1597.)— Ces promesses si étendues et données en termes généraux éblouissaient et rassuraient M. le prince et tous ses amis, elles confirmaient le monde dans l'opinion qu'on avait conçue de VéurnnemaU du cardinal. (La Rochep., tflm.. Prison des princes.)— Dans tout le Toiage de Poitiers, on le vit extrêmement rêveur ; et la cour, à son exemple, étoit plongée dans va triste étonnemcni, sans que personne en pût deviner la cause. (PÉair., ffûf. dr Henri IV, t. m, 1602.)— Quand ceux qui devraient inspirer la résolution aux antres sont les premiers à la leur dter, il n'est pas étrange qu'on ne voie plus qn'é» tonnemeiu et que foiblesse. (Pelliss., Hist. de Louis JIV, 1664.)
— étonne.ment, avec le plur., dans le sens de surprise, de commotion violente :
Quelques étonnements qu'une telle surprise
Jette dans Notre esprit que vos yeux ont déçu.
D'autres le saisiront quand sous aurez tout su. (Clù., iv.5.)
Dans ces eionncmtnti dont mon âme est frappée
De rencontrer en vous le vengeur de Pompée,
Il me sou\ient pourtant que, s'il fut notre appui.
Nous nous dûmes alors autant et plus qu'a lui. {Powip.,ni, î-î
Ou trouve de même :
Je m'étonne roi s qu'il y eût un seul homme dans Gènes capable des sentimeab que vous venez d'entendre, si mes êtonnemrnu n ètoient épuisés par la considération de ce que souffre la république. Jlrn, Conjmr. de Ffetçve.) — Je méprise tous les petits événements ; j'en >oudrais qui pussent m* causer de grands ào*nememt. Jim* de Sèmgxè. Leit., t. u. p. 97. éd. G.j — Hom amitié pour Béranger m'a \alu bien des éioHnemtnu de la part de ce qu'on appelait mon parti. (Chat.. Mem. doutre-Tomt*. x* v.)
ETONNER, épouvanter, effrayer, accabler :
Je \eu\bien Tatouer, ces nou\ elles m'étommemt;
Et je ui'iniajrinoU dans la dninitè
Beaucoup moins d'injustice, et bien plus de boom. . iê*r. , iu, 4. )