‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 262 sur 743 · FAUX. PARLER A FAUX I · texte numérisé non relu

FAUX. PARLER A FAUX I

Lui qu'Apollon jamais n'a fait parlera fans* (lier., t, -i.

< Parler à faux n'est pas sans doute assez noble, ni même assez juste, observe Voltaire. Un coup porte à faux, on est accusé à feux , dans le style familier ; mais on ne peut dire, il parle à faux, dans un discours tant soit peu relevé. »

On dit mieux , parler faux :

Comme ils se sentent incapables de tromper, ils ne peuvent croire que Ton poisse parler faux. (MBt du Mainten., Leu. Aiff., Entret. avec MM de Fontaine, «ai 16W.)

FAVEUR, en venir aux dernières faveurs, goûter les derniers plaisirs de l'amour :

Us avoient rendez-vous dans les bois le lendemain au lever du soleil pour en vernir aux dernières faveurs. (Argum. de Clii.)

— en faveur de , à la faveur de :

Jusques en Belle-Cour je vous ai reconduit

Pour voir une maîtresse en faveur de la nuit. {Suiie du Ment., iv, 4.)

FAVORABLE — FEKDRE.

Ca anuax & 5*c? »n. A*

An jubott ri ia t jûk saa* Auéëe Aï fa» faire. Le Jfau.. ul)

— 5*c* la r»iirm ce. î îs faveur de :

KarràiiB* mma jm. >ar ms imàro ée m. mnL 'L'Vtus. cas., m, 7.

FAV •"•RABLE, scoils rAT*&&iLE. succès heureux :

Kern Ç*f a »:>naiï &e i* ajrj» cm a»î reaiv I« actà mfijwii u^lr pov m mm repeacr ?a* fy i? *tr ;*rix {vcàçm* aesif*. ftmm et CfJms.)

FAVORISER il . znilàer de. accorder la foreur de :

EEe* «* rares ^u» ie a muet mm pfcflferea: dans «se remexian série**, ^«"3 fal-iu r..mfar.>r* às-vxa: I - :**. «: n: r«uii* compte 4b talent dont il mm* •MftM. fac. Ë^l:. u. jaç* AL»ui>ir£ TIi.

Et, * \*.tt.i 4 "•* :.*.. ;aff«rimiK su e:m:~«

Ar {K»fK r».^i* s* «^e *Lss^e semene.

Cece *eiu»ias« nLri& ie nv:« su( et à» sien

Carat 4 jamais km. àe&za. ee W mie». ffija., n. 1, lrt éd.]

Le goût ei le sentiment de la décence engagèrent plus Urd Corneille î retrancher ces vers qu'3 avait mis dans la bouche de la reine Clêopitre.

FEINDRE, feimhle a vieloi"i>, feindre auprès de lui. lai dire mensongerement :

Eaphori* rwj a yxmt q« je m'etets noyé. Ci*., *. 3.)

< Feindr* . observe Voltaire, ne peut gouverner le datif; on ne peut dire : Feindre à quelqu'un. >

On le disait autrefois, et on le pourrait encore parfaitement dire aujourd'hui :

II imifcùu qu'en on lien que tû*s seul <

Vous each<i des trésors par David amassé?. Racixk, AïkaL, i. 1

Et d'une manière analogue, avec un subst. pourrèg. dir. :

» Toila pas. dis- je T teste «ùlafe, qui «c Jtmt de nouveau prétextes de haine et de jalousie. (DTarc, A urtt, i. l.j

On disait aussi *e feindre à. suivi d'un subst., dans le sens de se déguiser auprès de :

Ti faut qu'il* les pnucesj se jzhjutmt souvent non-seulement en goerre ami esirangers ei ennemis . mais encore en paix et à leurs subjets. Chaeiion, La Sag., ui. 2.1

— se feindre, comme feindre, suivi d'un infinitif, par imitation de la proposition infinitive des Latins :

Dorise sefcini être un jeune gentilhomme contraint ponr quelque occasion de se retirer de la cour. Clu., préf.)

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