‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 347 sur 743 · IMPORTUNER. — IMPOSER. J · texte numérisé non relu

IMPORTUNER. — IMPOSER. J

>rie qu'oo dise que vous l'ave* fait tuer ?~- Victoire, Comment) H imporu de mu e pi dé mou honneur, (Id\, te Fid^ i\\ 13,}

De même, avec un régime indirect :

J'ai esté adveriy que vous aviez envie de parlera Dtâgf pour une rhmi- ipu m tw^or/t' rien moin* que de la vîe. (Tournebu, Les Canton*, v, fi. ) — L'on pou- >il reprocher à Fernaad, avec beaucoup de justice, qu'il savait mal garder ses aces, de négliger ainsi les bons avis qui lui dotent donnés, et de prendre le irti le moins assuré dans une nouvelle qui ne lui impôt ton pas moins que de *;i due. (5*fi4. d* fAtud. tar ie Cid.)—ti'oû vient donc qu'il auroit attendu si tard donner un avis qui impartait à son roi de la conservai ion de h a vie? i, 4 k M . , A pat, mr /*§ tu**»©/*, l, 51.) — Connaissant que.., mon affaire il* Franco nétoit pas de ?Ues qui se terminent en un mois, et qu'elle m'y arrêterait longtemps; eonsîe-ranl aussi qu'elle m importait de cinquante mille écus, je ma résolus... (Bas- &«*., Ment., 1, j — Il avoii, disoil~ilr un procès qui tut imponoitdc du mille francs. R&gxaud, Yoyaye de Pologne.)

importer, dans ce senst se trouve aussi suivi immédiatement du régime :

l'aj encore* mieux recogneu, estant sur le lieu, que ma venue n'impuriwt rien urins que la conservation de ceate armée à mon service. (Lmïl im**, dt IL- un f r\ lui, p, 883.)

Nous signalerons encore cet emploi remarquable :

»Taj-toj, ear les discours me pou rr oient importer, Si quelqu'un par bâtard nousvenuii escouler, (Vsmo«N *, iïjmpirifs,,!,*.)

— Impers. .\e m'importe pas t comme il ne tri importe ptts :

Epousez, OU Didyme, ou Cléante, ou queliju'autre,

ÎΣ m'importe pus quiT mon enotv suivra le vôtre* [Théûd*t 11, ■»]

IMPORTUNER de (un infinit.]» presser avee imporluiiité <1<

Aussi ne penser pas que je vous importune

De payer mon amour ou de voir ma fortune. (Théo*!*, m, 3/

IMPOSER quelque chose a quelqu'un, le lui faire croire mensongèrement :

Mais quoi qu'd ces mutins elle puisse imposer,

Demain ils la verront mourir, ou t'épouser. (Béracl., 1, 3.)

Qui t'a broillé en la cervelle

Ce mensonge et bourde nouvelle

Qu'à Sagon tu veulx imposer ?

(M att. de BouTiom, Le Rabais du caquet de Marot.)

Molière dit dans le même sens, sans régime indirect :

Faites-moi pis encor, tuez-moi si y impose

En tout ce que j'ai dit ici la moindre chose. {Le Dépit amour., 1, 4.)

— imposer, mentir, pour en imposer, comme le latin imponere :

Pour me faire croire ignorant, vous avez tâché d'imposer aux simples. (Lett. y.)

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