‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 373 sur 743 · LAISSER · texte numérisé non relu

LAISSER

Notre plume à lui seul doit se laisser conduire, (&§ Gai. dm «ai., 1, 7.)

Écoule tes soupirs, eoniidère ses larmes, . * *

Imitmml H/mers enfin t de si fortes arme*. (U à% ftfey., it, 5.)

Aveugle une* j'étoîs, m» peu de jnfspeat

Ne m laissait guider qu'à nM» ressentissent, (ftfti., se. 7.)

le (Sabine) ne sert pes uavaatase à l'action ne llnfukte & eeOe àm Oa\ et ne rae m Jetterr mener diversement comme elle * U diversité des événements. ■t. dTBor.) — Les ans m laisse** si bien persuader è eet enehelmment, que... ,, Abr. dn mert. de 8. Pot)

Il soupçonne sjMsitét son manquement de foi,

Et m laisse surprendre à quelque peu d'effroi. (festp., u, 3.)

Impatient déjà de se laisser séduire

Au premier imposteur armé pour me détruire. {Héracl., î, 1.)

e commentateur fait cette remarque :

Se laisser sédnire à quelqu'un » n'est plus d'usage, et au fond c'est une i; c je me suis laissé aimer, persuader, avertir par tous; » et non pas, « aipersuader, avertir à tous. »

e n'est pas du tout une faute au fond. Af dans ce sens, vient latin a, ab% et la forme française n'est que la reproduction Eté de la forme latine. Cette manière de parler, très-ancienne s la langue, s'est conservée sans interruption, au moins grâce iniques écrivains, jusqu'à nos jours :

Et enfin, se laissant à ee sexe conduire,

S'est tu consumer vif en feu par Déjanire. (Le Dang. de Mar.)

tous laissez vaincre au desespoir. (Lariv., Le Fid,t u, 2.) — Son fils se >tf plus gouverner à d'autres qu'à elle. (LaSai. Ménipp., Har. de M. d'Aubray.) (dés done un peu à vos passions , et vous laissés conduire à ceux qui vous ■L (Leu. miss, de Henri / V, t. v, p. 23.) — Ne vous laissez point ettourdir à stesse. (Thboph., Le//., à Des Barreaux.)— Les plus incrédules se laissoient reau rapport d'une infinité de gens de bien qui croyoient avoir veu veritaent des effecti par dessus les forces de la nature en la personne de ceste là. (Id., Fragm. dune hist. corn., c. m.) — Ne nous laissons donc pas abattre ristesse, et ne croyons pas que la piété ne consiste qu'en une amertume consolation. (Pasc, Leu., à Mlle de Roannez, vi, édi;. L.) — Au lieu donc ; laisser persuader à Montanus, il se mit à le flater , si bien qu'il l'obligea i ranger au parti de la liberté. (Mbzbr. , Hist. de Fr. av. Ctovis, n, 6.) — iquité s* est étrangement laissé jouer aux astrologues. ( Baylb , Leu. sur les 1 1688, p. 52) — Don Juan n'osoiUe laisser flatter aux conjectures de l'ami- [■•• os YiLLBD., Journ. amour., y p., 7« j.) — Vous laissez-vous abattre aux rare de la fortune? (Fén., FabU, u.)

lacine a dit, dans Phèdre :

À quel affreux dessein vous laissez-vous tenter? (a. i , se. 3.)

El dans un chœur d' At halte :

A leurs traits délicats se laissent pénétrer.

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