LATINISME
Aucun de nos grands auteurs, peut-être, n'offre en aussi grand nombre que Corneille des phrases purement latines. La liste de ses latinités entraînerait un grand article. D suffira, pour en donner une idée, de présenter quelques-unes des principales, sans commentaires superflus.
Corneille imite très-souvent l'ablatif absolu, comme dans ces vers :
Voilà son écnyer dont la pâleur exprime
Moins de traits de la mon que d'horreurs de son crime,
El ftf deux reconnu* t j© doute roi s eu vain
De celui que la faite a sauvé de ma main. (Cli'M h *M
Tout beaut j 'au roi s regret, fa santé hasardée.
Si tu m'ai lois quitter sitût que possédée» IJùid., Wt 3, l'** éd. j nsq. 1644 incl.)
Et Phi liste demain , cette nouvelle tue*
Sera de belle humeur, ou je suis fort déçue. {La faune, m, 10,)
Alors, ta flamme en vain pour PhilUie allumée ,■
Tu lui voudras du mal de l'avoir trop aimeu. [// td, , w . 1 ..;
La moitié d'une nuit passée en ma puissance
A d'étranges soupçons porte la médisance ;
Ota nt, présumez comme on pourra causer. [Lu PL Roy., v, lf éd. 1654.)