‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 435 sur 743 · OCCULTE. — OFFENSEUR · texte numérisé non relu

OCCULTE. — OFFENSEUR

shvbrin. Hélas, Frontin, que j'ai peur!

FRONTiN. Vous en avez occasion. (Id., Le$ Esprits, u, 3.)

Cependant (mes dames) n'attendez l'argument, parce que, pour quelques i siotUj l'auteur n'en a point voulu faire. (Id., La Veuve, pro\.) — Maintenant que ma femme est aux champs, il faut user de finesse, et sous quelque fausse eccssion faire venir Émée en nostre logis. (Id., ibid., ut, 3.)-— Tu n'es ocearioa de te plaindre, si non de toi-mesme. (Id., Le Fidèle, v, 4.) — Il ne se voulolt montrer à elle, de peur de luy donner occasion de ne se laisser plus voir. (Id., Fée*. Nuicts de Straparole, 4e nuict, fable 4.) — Vous avez grand tort de vous tourmenter de la sorte, maintenant que vous avez occasion de vous resjouir. (Tourhbbo, Us Content, v, 3.) — Vostre maistre a occasion d'aymer Geneviefve, pour les bonne» parties qui sont en elle. (Id., ibid., î, 5.) — Vous n'avez occasion de craindre que vostre mère luy en parle. (Id., ibid., v, 3.) — Voilà, monsieur, la seule oecaskm pour laquelle je vous cherchois. (Godoenot, Corn, des comédiens, i, %.) — Pour me bailler (ce disoit-il) des lettres du sieur de Harlay, premier président en au cour de parlement, mon très-bon ettrés-fidèle serviteur, détenu pour cette eccesion prisonnier à Paris. (Lett. de Henri III à Duplessis.) — filant monsieur de Buhy dépesché par le roy, mon seigneur, pour les occasions qu'il vous fera entendre , je l'ay bien voulu accompagner de la présente , pour vous prier... {Le* miss, de Henri 7F, t. n, p. 481.) — Et de vous donner communication de Yoceasum de leur voyage. {Ibid., t. iv, p. 24.) — N'y eut oncques défauts de police bien ordonnée entre nos anciens Gaulois , conséquemment occasion pour laquelle ils dussent du Romain encourir le nom de barbares. (Paso., Jleeft., i, 2.)— Il me déplatt seulement de penser qu'avec toute cette tendresse que vous me témoignez , il y a quelque occasion pour laquelle vous voudriez que je fusse pendu (Voiture, Lett., à M. de Monlausier, 22 oct. 1633.)

OCCULTE, en parlant de choses morales, l'occulte providence :

Sire, ajoutez du ciel l'occulte providence*

Sur deux amants il verse une même influence. (Ctir., m, l.)

OFFENSEUR, s. m., celui qui fait, qui a fait une offense :

Plus V offenseur est cher, et plus grande est l'offense. [Le Cut, i, S.)

En cet affront mon père est l'offensé,

Et Y offenseur le père de Chimône. ('*&, i, 9*)

Ce terme si nécessaire choquait par sa nouveauté le partial Scudéry; il s'écrie avec son ton de suffisance dédaigneuse :

c Plus f offenseur est cher. Ce mot d'offenseur n'est point francois, et quoique son auteur se croye assez grand homme pour enrichir sa langue , et qu'il um souvent de ce terme nouveau, je pense qu'on le renverra avec Une!. »

L'Académie justifia Corneille en ces termes assez timides :

c Plus r offenseur est cher. L'observateur a quelque fondement en sa réprrhension, de dire que ce mot offenseur n'est pas en usage; toutefois, étant à souhaiter qu'il y fût, pour opposer à offensé, cette hardiesse n'est pas condamnable. »

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