OFFRIR. - OMBRAGE
e mot $ offenseur n'a point été fait par Corneille, non plus celui à? invaincu. Il se trouve dans l'Astrée:
testé le premier offenseur. (D'Urfé, VAstrèe, u, 2.)— Encores que ces blessures il si sensibles, si aimé-je mieux en estre l'offensé que V offenseur. (Id., ibid.)
ffenseur ne fit pas fortune, malgré la sanction de l'Académie, ialgré le suffrage de Ménage, qui a consacré un chapitre de Observations à le défendre. (Voir Bouhours, Remarques nou- >ssur la langue française, p. 478-479.)
FFRIR (s*), en parlant d'une femme, se proposer la première r épouse :
Parlons net sur ce choix d'un époux.
Étes-vous trop pour moi? Suis- je trop peu pour vous?
C'est m 'offrir , et ce mot peut blesser les oreilles ;
Mais un pareil amour sied bien à mes pareilles. 'Sert., u. 2.»
-e, sachez que pas ne suis accoustumée de moy présenter ni offrir. [Gérant tvtrs% i, 29.)
IS1F, fig. FOUDRE OISIF :
Est-ce votre dessein d'attirer mes blasphèmes,
Et qu'ainsi que mes maux mes crimes soient extrêmes:
Qu'à mille impiétés osant me dispenser,
A votre foudre oisif je donne où se lancer? [La Suiv , v, 2.)
ÏIL. fermer l'oeil a, comme fermer les yeux à :
Et plus je ferme Cœil aux périls que j'y cours,
Plus je vois que c'est trop qu'y hasarder vos jours. {Pulch., m. :j.)
MBRAGE. mettre en ombrage, inspirer de l'ombrage :
Grâces aux immortels, l'effort de mon courage
Et ma grandeur future ont mis Rome en ombrage. [Nicom., u, 3.)