‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 452 sur 743 · OUVRAGE · texte numérisé non relu

OUVRAGE

— l'ouvrage de mes mains, ma créature, celui qui me doit tout :

V ouvrage de mes mains avoir tant d'insolence ! (Théod., î, 5.)

OUVRIR, ouvrir les yeux sur, avec un nom de chose pour sujet :

Vous en savez beaucoup, ma sœur, et vos mérites

Vous ouvrent fort les yeux sur ce que vous valez. (Âgés., u, lî)

— ouvrir, fig., communiquer avec confiance :

Je puis donner passage à mes tristes soupirs,

Je puis l'ouvrir mon âme, et tous mes déplaisirs. (Le CM, tu, Jf.}

Sans y perdre de temp«, ouvrez votre pensées (8ert.9 u, 2.)

Et songez qu'il est temps de m' ouvrir vos pensées. (Sur., u, 2.)

Parlez, duc, et sans peine ouvrez-moi vos qçerets. (Rotrou, Venc, m, 2.)

— De même avec le pronom personnel :

De semblables secrets ne s'ouvrent pas à moi. (C/ii., n, 6.)

Tu lis dans mes pensers, qui ne s'ouvrent qu'à toi. (Racan, Les Berg., îv, 1.)

OYEZ, OIEZ, deux. pers. plur. du prés, de l'indic. de ouïr, entendre :

Vous oyez l'arrogance. (D. Sancke, i, 5.)

Seigneur, sans mes refus nés d'une juste crainte, ' Vous pleureriez ma mort où vous oyez ma plainte.

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