CI. Cork., Pers. et Démétr., il,f
404 PACTION. — PÀEL-
Oyez, au dix-septième siècle, De s'employait plus guère qu'à l'impératif, comme Ta fait Corneille dans ce* fers : .
Ce n'est pas tout, seigneur; une céleste
D'un rayon prophétique illumine mon âme.
Oyez ce que les dieux vous font savoir par moi :
De votre heureux destin c'est l'immuable loi. iûmw, t, S.)
PACTION, pacte, accord, convention :
L'injure d'une paix à la fraude enchaînée.
Les Jures pactions d'un royal hyménée,
Tremblent sous les raisons et la facilité
Qu'aura de s'en venger un roi si redouté. (VicL dm rot, en 16W
Paction était autrefois préféré à pacte; témoin cette remarq* de Vaugelas :
« Pact ne vaut rien du tout, pacte est bon. On dit vu pacte tacite, et qwfc sorciers font un pacte avec le diable, mais paction est le meilleur et le plus wilÉ, faire une paction. »
On rencontre assez souvent paction dans les tragédies du commencement et même de la seconde moitié du dii-septiè* siècle :
Considérez, seigneur, qu'il n'est adresse humaine
Que pour m'ôter à vous el pour vous mettre en peine,
Après la paction qu'il vous fit arrêter,
(Subtil au point qu'il est,) le roi n'ait dû tenter. (Rota., Lanrepcn.M.l)
Avec eui avant vous nos paction* sont faites;
Sous les lois di l'hymen ils nous donnent leur foi. (T. Cor*., Ctreé.i.7)
Dans la secoude moitié du siècle, pacte prit décidément k dessus, comme on le voit par cet article des Rem. nouv.swrk tangue franc, du P. Bouhours :
* Pacte, Paction.
« ionien, qui était autrefois le meilleur, ne vaut plus rien. Pacte a prénUt »oii qu'il s'agisse des sorciers qui font un pacte avec le diable, soit qu'il i'agisw 4'auires gens. Paction n'est plus qu'un terme de palais. »