‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 459 sur 743 · PART. H · texte numérisé non relu

PART. H

sa part de, participer à l'avantage de, en parlant de choses morales :

Que n'ai-je vu le jour quelques lustres plus tard,

Disois-je, en u* banUs peut-être uurois-\e pari. {Pulch., n, 1.)

— Dans un sens moral, garder trop de part en : *

Ah ! reine, en votre cœur il garde trop de part. {La Toit, a" or, v, 1.)

On a dit d'une manière approchante, garder un peu de part en :

Gardez-moi toujours un peu de part en vos bonnes grâces. (Ma oc»., Lctt., xxxi, éd. L. Paris.)

— prendre part en, comme prendre part à, dans le sens de prendre intérêt à :

Je viens après mon fils vous rendre une assurance

De la part que je prends en votre délivrance. {La Yeuve, ▼, 8.)

— de ma part, pour ma part :

C'est par là qu'il devroit soulager ses ennuis,

Madame, et de ma part j'y fais ce que je puis. (Pulch.y iv, 2.)

-*- avoir un but a part, avoir un but particulier :

Il a son but à party Grimoald, prends-y garde.

[Perth., îv, 2, 1™ éd. jusqu'en 1654 incl.)

— Dans le même sens, des règles a part, des règles particulières :

Madame, leur honneur a des règles à part :

Où le nôtre se perd, h leur est sans hasard. [Mil., v, 2.)

— mettre a part, dans le sens de laisser de côté, quitter, dépouiller :

Quitte cette grimace, et mets à part la feinte :

Tu fais la réservée en ces occasions,

Mais tu meurs de savoir ce que nous en disions. (La Gai. duPaL,iu,5.)

On trouve de même :

Et pour de Meliane un sain jugement rendre, Mets l'interest à part que tu dois y prétendre.

(Schelandrb, Tyr et Sid., 2* journ., î, 1.)

Tellement que, ayant mis à part tous les respects que je doy à mon père, je m'accorday avec luy faire en sorte que... (Lariv., Le Morf., i, 2.) — Quand je mettrois à part la sagesse et la connoissance de la vérité, que les hérétiques ne croient pas être dans l'Église catholique , il y a beaucoup de ehoses qui me retiennent dans son sein avec une grande raison. (Ainauld, Âpol. pour les catholiques, u, 25.)

— Di

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le &*:av.. ai*aclj>- Jaa/. panr fcs eacWJL. n, !•>.; — Saie

seatsies:* et ia^nAûaj-ies a a*xr* rraa*i Die*. Boas., aV^at. aa Cm. ne Fkrrm^

Il ne s* fiici* jiaù aae sax reipeaience bien aime, et laâantë pari tamis

synes&s fii pe^reat a'étre «ae dlaféeieaats prodactioas 4e leapril naaaai

•ie*n ;«•:* par La sas». Fostec.. i~of . 4er Jeatf., Boerbaave.'

— telle cbmse a pa»t, en faisant abstraction de tefle chose:

V.joi-cLêaw. rai ht « pan. je voas ea fais arbitre. .Ta— » 3.

PARTAGER, séparer en partis imposés. Corneille dit, ta parlant Ae< fameux sonnets de Job et dXranie :

I^ii KE3-?ts promut !a rï!-e.

I»eu\ «Ofi**j psrtpxnt la eonr.

Eî «emiteit v-:«ïê»r a leer toar F li.isier la raerre c:*ile-

— partager, avec à, rés. indir. de personne :

De mes pi as cher* désirs ce partisan sincère

En firear ie limant tyrannise I* frère.

E? p2*is-}>e * tous deux, le dijne empressement

De m:ar.r comme frère, et lirre comme usant. {(Ed.. m. I-)

Et comme si leur hiine. impaissaate oa tiaiide,

>%>**J[i le faire ensemble inceste et parricide.

Elle p-xrxjiut « deu\ on sort si peu commun,

A&n 4e me donner deox coupables poor on. (#W.. rr, &J

Vouloir qaen ma faveur a ce frade il renonce,

L'esi 'aire une prière ind^ae de réponse.

Et de soa amitié je ne pois 1 exiger.

Sans vous toler on b;en qu'il nms doit noiaper. tPmlcà . i,31

Poor faire aatant pour ini que! don pais-je lai faire?

Eai partager mon trOae? il serott toot â Ini,

S'il n'aicit mieax aimé n'en être qae l'appai. (&■% m, M

11 fai partagera son propre diadème,

Et de tonte sa gloire U le fera briller. (fia*., i, M

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