‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 460 sur 743 · PARTI. — PARTICIPE. H · texte numérisé non relu

PARTI. — PARTICIPE. H

— se partager a, avec un rég. de personne :

Mes deux traités de paix m'ont donné deux princesses,

Dont Tune aura ma main, si l'autre eut mes tendresses.

L'une aura ma grandeur comme l'autre eut mes vœux*:

C'est ainsi qu'Attila se partage à vous deux. {Au., m, 4.)

On trouve de nombreux exemples de partager suivi de à, rég. indir. de personne ou de chose, avec diverses nuances de signification :

Il partagea l'empire à ces deux princes, donnant l'Orient à Arcadius, et l'Occident à Honorius. (Fléch., Vie de Théod.t îv.) — L'histoire des Romains de voit avoir du rapport avec leur vie, qui étoit partagée aux fonctions différentes de plusieurs possessions. (St-Évrkm., Dissert, sur les Hist. franc.) — Les honnêtes gens partagés à divers soins ne s'y abandonnent pas (en France), comme font les Espagnols dans l'inutilité de Madrid, où rien ne donne de mouvement que le seul amour. (Id., Sur nos Coméd.) — Le culte qulil ne devoit qu'à Dieu seul, il le partagea bien-tôt à d'autres. (Mass., Serm. sur Cmconst, des hommes.)— L'algèbre est si proportionnée à l'esprit humain que, sans partager sa capacité à des choses inutiles pour ce qu'on recherche, elle le conduit infailliblement à son but. (Malbbr., Récit, de Us vérité, îv, 11.)

On diroit...

Que du ciel contre moi la bonté courroucée

Me partage à regret la lumière du jour. (M"* Dbshoolibres, Stances.) Cette impossibilité de partager à mes inclinations le peu de temps*que j'avais de libre renouvela plus vivement le désir que j'avais depuis longtemps de ne faire qu'un ménage avec Thérèse. (J.-J. Rouss., Confess., vin.)

PARTI, prendre parti , absol., se décider pour une personne ou pour l'autre, pour une chose ou pour l'autre :

Prenons parti, mon âme, en de telles disgrâces;

Soyons femme d'Horace ou sœur des Curiaces. (Hor., m, 1.)

— un parti fait, un parti pris, un complot formé :

Vous m'honorez de votre estime en un temps où il semble qu'il y ait un parti fuit pour ne m'en laisser aucune. {Lett. à St-Èvrem.)

PARTICIPE présent (Emploi vieilli du).

lui perçant le flanc, pour signifier lorsqu'on lui perça le flanc :

Sa mort est trop certaine et fut trop remarquable...

Il n'avoit que six mois, et, lui perçant le flanc.

On en fit dégoutter plu de lait que de sang. (Héracl., i, 1.)

Lui perçant le flanc est une forme vive, et, dans le génie de la langue, bien que Voltaire, avec son ignorance habituelle du style du seizième et du dix-septième siècle, ait prétendu y signa-

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