PARTIE. H
sxerce sa tyrannie sur les vers comme Sur la prose, a prononcé impérieusement contre lui.
Le non-accord du participe passé féminin conjugué avec avoir se rencontre assez rarement chez les poètes relativement corrects des quinzième et seizième siècles, parce que, dans la versification imparfaite du temps, on ne se faisait pas scrupule de compter pour une syllabe Ye muet placé après une voyelle, comme dans ces exemples :
Si forte suis, que les plus vertueux
Voyant ma force, en ung commun proverbe
Nommée m'ont cité fière et superbe. (J. Marot, Le Voyage de Gènes.)
De même avec un participe passé accompagné de l'auxiliaire être:
Munie suis d'Alpes, roez et montaignes,
Où roys et duez ont planté leurs enseignes. (J. Marot, Le Voyage de Gènes.)
Cet* muet final après une voyelle, et suivie d'une consonne, comptait également dans un substantif ou dans un adjectif :
Et bassement sans s'esloigner voloit.
• Pour mieux choisir la proye qu'il vouloit. (Cl. Marot, Miiam. oVOv.y ii.J
Jamais de rien n'auray frayeur ne crainte, Comme asseuré que la pensée sainte De l'Éternel gouverne en équité
Ce monde limité. (Rons., Orf., Od. retranch., Bibl.elz., t.u, p. 399.)
Et n'ont peur de voir terminée
Leur vie sinon en tels lieux. (Id.t ibid., p. 402.)
Mais toy, qui hautain déprise
Une empruntée faveur. (Id., ibid., p. 458.)
Quelques-uns de ces vieux auteurs paraissent négliger complètement, et dans toutes sortes de cas, l'accord du participe passé conjugué avec avoir. Nous ne nous arrêtons pas sur ce fait, parce qu'il n'a aucun rapport avec l'exemple de Corneille.
PARTIE, faire bien sa partie, comme tenir bien sa partie, se bien acquitter de ce qu'il convient de faire :
Si tu l'aimes, du moins, étant bien avertie.
Prends bien garde à ton fait, et /au bien la partie. Le Ment.* iv. 9.)
— partie, avec le pluriel, dans le sens de qualité :
Je m'étonne comment tant de belles parties En cet illustre amant sont si mal assorties, Qu'il a si mauvais cœur avec de si bons yeux. {La Suiv., iv, 5.)