PARTISAN. — PAS H
Et tout le bon accueil que j'en puis recevoir,
Tout ce que j'en obtiens ne part que du devoir. (Sur., u, 1.)
Et c'est de là que part cette secrète haine
Que le temps ne rendra que plus forte et plus pleine. Ibid., v, 2.)
— partir de, fig., être produit par, en parlant de compositions littéraires :
Pour peu de souvenir qu'on ait de M élite, il sera fort aisé de juger, après la Jtctore de ce poème, que peut-être jamais deux pièces ne partir ou d'une mémo «ftinplus différentes et d'invention et de style. (Mil., préf.)
PARTISAN, fig., dans le sens d'appui , de protection :
L'éclat de mes hauts faits fut mon seul partisan. [Le Cid.% i, 6.)
Cette expression se retrouve avec la même signification dans les Excuses à Ariste.
PAS, subst. faire de faux pas, fig., avec un nom de chose pour sujet :
La plus haute vertu peui Jaire de faux pas. {Sur.f ni, 2.)
— METTRE UNE CHOSE AU RANG DES PAS PERDUS, pour signifier
n'en tenir aucun compte :
Vous prodiguez en vain vos foibles artifices, Je n'ai reçu de lui ni devoirs, ni services. rtjTK. C'est bien quelque raison, mais ceux qu'il m'a rendus,
Il ne les faut pas meure au rawj des pas perdus. [Met., v. 6.)
PAS, nég., explétif:
Tu juges nies desseins autres qu'ils ne sont pas. [Clit., îv, 0.)
Rien de plus fréquent au seizième et au dix-septième siècle ♦que cet emploi explétif de pas, point, qui serait condamné aujourd'hui :
Lettre mal faite et mal escrite,
Yole de par cest escrivant
Vers la plus noble Marguerite
Qui soit point au monde vivant.
CCl. Marot, Épisl. champ . dt Allvjny aux dames d' Aient on, 15*21.) Vous verrez ordinairement les plus grands usuriers qui soient point faire les pins belles et triomphantes chapelles que l'on sçauroit voir. (Marc d'Angoul., Uepiam., lv« nouv.)— Auprès de la ville d'Aulhun, y avoit une fort belle femme, pinde, blanche et d'autant belle façon de visaige que j'en aye point veu. (ld., «W., lxi* nouv.) — Le duc... fut tant content de luy, qu'il luy lit meilleure chère <Ji'il n'avoit point encore faicte. (Id., ibid., lxx" nouv.) — J'ordonneray que vous wrés doresnavant mieux assisté que vous n'avés pas esté pour le passé. ( Lett. ■toi. de Henri IV, t. îv, p. 489, à M. de Brèves, 22 mai 1596.) — Vous aviez lors