PEINTURE
— en peine de, sous peine de :
Le péril en est grand, courons- y toutesfois,
Une prison si belle est trop digne d'enrie;
Puissé-je vons devoir plus que je ne vous dois.
En peine d'y languir le reste de ma vie! {Poe*, dtv., Madrif.)
On disait alors plus souvent à peine de, mais il était encore fréquent de remplacer à par en dans beaucoup de locutions.
On trouve de même, longtemps après Corneille :
En peme de mourir . (J. Mabot, p. 106. Cité par Sainte-Palayr.
Pour dire sous peine de la vie.
PEINTURE, en peinture, en apparence, sans réalité; locution adverbiale du genre familier, que Corneille a employée plusieurs fois dans ses tragédies :
Puisque le roi veut bien n'être rot qu'eu peinture,
Que lui doit importer qui donne ici la loi.
Et qui régne pour lui, des Romains, on de moi? (Xicmn., v, 6.'
Général en idée, et monarque en peinture. [Agit., ni, 1
On a'dit de même, mais dans la comédie :
Un duel met les gens en mauvaise posture;
Et notre roi n'est pas un monarque en peinture. (Mol., Les AfcA., i, 10.
— Corneille a employé aussi la locution en peinture dans une de ses comédies :
Mais mon esprit s'égare, et quoi qu'il se figure,
Faut-il que je me rende à des pleurs en peinture,
Et qu'Alidor. de nuit plus faible que de jour,
Redonne à la pitié ce qu'il ôte à l'amour? La PL Rou., v, J.
Cette expression, aujourd'hui d'un emploi rare, était autrefois d'un usage étendu :
Ne raillons point ici de la magistrature, Vois-tu? Je ne veux point être un juge en peinture.
{Racine. Les Plaid., h. 13- Afin d'adoucir mon tourment Je baise ton portrait. Iris, à tout moment, Ma peiqe est un peu moins dore :
Mais, pour ne te déguiser rien.
C'est peu qu'un remède en peinture
Pour un mal si grand que le mien. Maccb., Poes.**. **•»
... Substituent à la forte nourriture dont une àme qui sort du siècle a besoio.
des spéculations stériles et des viandes en peinture, qui la trompent on teap-
mais qui ne lui laissent qu'une Mine enflure, un dégoût de la piété . et-
(Dcgcet. Lai. mor.. édit. 170* p. 16.) — D'Aubigné, revenu en Gascogfte<k$*