‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 503 sur 743 · POSSIBLE · texte numérisé non relu

POSSIBLE

m princes, s'il* n'épousent les princesses, n'ont point d'enfants qui paissent accéder à la principauté, quoiqu'ils soient légitimes. (Pklliss., Lsa. hitt., 7 mai fia.) — Ce qui faisoit bien parler les Romains, qui MM en possession, eoame hmn sait, de raisonner sur toutes choses. (L'abbé Aerauld, Jf An., 9* p., 1646.) - Combien, tous les jours, ne voit-on pas de ces esprits pernicieux qui, par un scret jugement de Dieu, semblent n'approcher les grands et n'avoir part à leur aveur que pour les corrompre par les détestables maximes qu'ils leur inspi- •Bt, et par les damnables conseils qu'ils sont en possession de leur donner f >., Sensu pour h d*ux. «feu. de fAv.t Sur le scandale, i.)

On disait très-souvébt aussi mettre, se mettre, s'établir en pos* jffmosi de, et quelquefois ce mot possession était modifié par un ÉMMcatif :

Fi* journée dé Lens, encore plus triomphante, acheva de mettre ce prince dam h jus* et umomtsmèJe possession où il se vit alors d'être le héros de son siècle, peau., Oreds./un. de Condé, i.) — Il faut, ma fille, tenir un milieu avec les ■sors, ne leur laisser rien passer de considérable, car ce leur seroit un titre pouV m mettre cassai en possession de mal faire. (Boas., Lett., à MM Du Mans, 81 dé- •ssnbre 1674.) — Les prétendus réformés... m sont mis en possession, depuis loogsjmpe, <f imputer aux catholiques comme des points de leur religion, sans lev-

F ils ils ne pourroient être vraiment catholiques, tout ce qu'ils peuvent trouver plus odieux dans les opinions que des particuliers de l'Église ont pu enseigner. (Aan., ApoL pour les eathoi, n, 1.) — Ce n'est pas d'aujourd'hui que j'ai fccooDU qu'ils se sont mis en possession, depuis longtemps, d'avoir différents lanpages, et différents sentiments sur les mêmes choses, selon leurs différents intérêts. 0d., ibid., c. xiv.) — Je parle de ceux et de celles qui par esprit de dissipation, qui par accablement de soins temporels, qui par attachement aux plaisirs M monde, qui par froideur pour Dieu, qui par indifférence pour le salut, qui par oubli de leur religion, se sont mis dans la possession maJkewreuse de ne plus ' prier. ( Bouan., Serin, pour le v*. dim. après Pâq., i.) — Si donc je ne la garde pus (la régie), et surtout si je m'obstine à ne la pas garder, il doit s'élever contre moi. Il doit s'opposer à Y injuste possession où je voudrois m* établir de l'enfreindre impunément, (ld., Exhori. sur Vobserv. des règles, m.)

On trouve, d'une manière analogue, laisser dans la possession de :

Le schisme est actuellement déjà commencé. Ceux qui l'ont fait le soutiennent, et en triompheront, si on les laisse impunis dans la paisible possession de rejeter les jugements du Saint-Siège reçus de toute l'Église. (Fkn., Èlém. sur la voie de pro- ' contre les huit prélats, m.)

POSSIBLE, peut-être :

Mon cœur, j'en suis honteux; mais songe que possible

Si j'eusse moins aimé, j'eusse été moins sensible. (Aféf., v, 3.)

Cette expression ne se trouve que dans les éditions de 1 633

L/adverbe jjwible vieillissait déjà au commencement du dix-

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