‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 529 sur 743 · PURGER · texte numérisé non relu

PURGER

On trouve d'une manière analogue :

Il fi ni s soit ainsi sa fable dans les discours de ces béatitudes éternelles que les esprits bien purgez par la philosophie doivent espérer, et dont il ne pouvoit, disoit-il, exprimer la magnificence faute du loisir et de la capacité d'un homme, qui ne suffit pas au discours des choses si merveilleuses. (Thboph., Traiclé de timmoru de Came,) — Tu respondras à E venus, dit Socrate, que ce que j'en ay faict n'a esté ny pour luy plaire, ny pour faire des vers à l'envy de luy, ce qui n'estoit pas aisé, mais seulement pour me purger rame et pour tirer expérience de quelque songe qui m'avoit ordonné de faire des chansons. (Id.t ibid.)

— purger de péché une action, la rendre pure de péché :

Mais celui qui se juge heureusement s'instruit

A purger de péché ce qu'il fait, dit, ou pense. [1mit.t i, 14.)

— purger de, rendre pur de la tache de :

Il est entre vos mains des présents assez doux,

Qui purgeroient vos noms de toute ingratitude. (D. Sanche. ni, 4.)

— purger de, débarrasser de :

Mais purgez-moi l'esprit de ce petit souci. (LIUus. corn., u, 7.)

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