‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 530 sur 743 · PURGER SON CERVEAU D'UNE FRÉNÉSIE · texte numérisé non relu

PURGER SON CERVEAU D'UNE FRÉNÉSIE

Éraste, voyez-vous, trêve de jalousie!

Purgez votre cerveau de cette frénésie» (Met., u, 9.)

— purger une offense, la purifier, la laver :

Toi seule as dans ta main De quoi du vieil Adam purger toute l'offense.

{Œuv. dit;., Louange de la Vierge.)

On a dit de môme :

Et qu'alléguerois-tu qui purgeât ton offense? (Rotrou, Laure pérs.t i, 11.)

Et d'une manière analogue :

La négligence de purger ces fautes (vénielles) pouvant aller à un excès qui rendroit l'attache à ces péchés non-seulement dangereuse, comme elle l'est toujours, mais encore mortelle, (Boss., Médit., Cène, 1" part., z.)

... Je prétens t'obliger A purger tes défauts, tes vices corriger. (Régnier, Sat., iv.)

Les excuses et réparations, que je voy faire tous les jours, pour purger l'indiscrétion, me semblent plus laides que l'indiscrétion mesme. (Montaigne,

EiS.y III, 10.)

— Corneille a dit de même, purger nos passions :

Ah ! qu'il vaudroit bien mieux par de saints exercices

Purger nos passions, déraciner nos vices! Itnit., i, 24.)

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