‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 560 sur 743 · RÉBELLION. — RÉCEPTION · texte numérisé non relu

RÉBELLION. — RÉCEPTION

RÉBELLION avec le pluriel, pour désigner les sentiments d'un cœur révolté :

Et mon devoir confus, languissant, étonné,

Cède aux rébellions de mon cœur mutiné. (Cm., i, 2.)

REBOURS, l'entendre au rebours, croire le contraire :

Car je doute à présent si vous aimez Lucrèce, Et vous vois si fertile en semblables discours, Que, quoi que vous disiez, je ï entend* au rebours. {le Meni.% v, 3.)

REBUT, en parlant d'une personne, l'objet du rebut :

Elle a le cœur trop bon pour se voir avec joie

Le rebut du tyran dont elle fut la proie. {Cin. , n, 2.)

Hait dans ce dur exil que mon tyran m'impose, Le rebut de Pompée est encor quelque chose. (Sert., i, 8.)

Je cesse d'estimer ce qu'une autre refuse, Et bien que vos traités vous engagent ma foi,

Le rebut d'Ildione est indigne de moi. {Au., m, 4.)

Si Handane, l'objet des vœux de tant de rois, Se doit voir d'un sujet le rebut, ou le choix. sillage. Le rebut! vous craignez, seigneur, qu'il la refuse! {Sur., m, 2.)

— embrasser un glorieux rebut de.., dit d'une manière trèscontournée et travaillée pour signifier rebuter, dédaigner glorieusement :

Que mon âme ainsi mieux instruite Embrasse de la gloire un glorieux rebut, Et que de tes conseils l'invariable suite

Soit d'achever sous leur conduite

Le grand œuvre de mon salut. [Imit., m, 23.)

RÉCENT, être récent de son latin, sortir de l'étudier, et en

avoir encore la mémoire toute fraîche :

Je ne suis pas assez récent de mon latin pour me vanter d'entendre lotis les mots choisis dont vous avez semé cet ouvrage ; mais je me coaaois assez en ce genre do poésie pour assurer qu'il y a des strophes dignes d'Horace. [Leu. à M. Cabbi es Pure, 35 août 1660.)

C'est un latinisme. « Tu, qui a grœcu littetiê r&eniior es. » (FaoNTO, ad M. Cœs., 2, 1, éd. A. Maio.)

RÉCEPTION, a ma réception, en me recevant, en me recueillant :

Sont-os là les faveurs que tous m'aviez promises? Où sont tant do baisers dont votre affection Devoit être prodigue à ma réception ?

{Mil., v, 3, 1~ édlt., jusqu'à 1654 incl.)

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