‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 572 sur 743 · RÉGNER. — RELACHER · texte numérisé non relu

RÉGNER. — RELACHER

Suivant Voltaire, « cela n'est pas français. Régler ne veut pas dire causer; on ne peut dire « régler des larmes, régler des plaisirs. »

Régler ne signifie pas ici causer; le sens est : le succès de nos armes sera la règle des plaisirs ou des larmes où tu devras t' abandonner.

— régler un choix sur, l'arrêter, le fixer d'après, en considération de :

Je crois malaisément que tes affections

Sur l'éclat d'an beau teint qu'on voit si périssable

Règlent d'une moitié le choix invariable. {Mil., 1, 1.)

— se régler a, suivi d'un infinitif, s'astreindre régulièrement à, s'assujettir à :

Je use suis réglé à rendre chacun de ses huitains par un dixain. [Louanges de la Vierge.)

RÉGNER en l'âme de :

Mais j'adore Plautine, et je règne en ton âme. [OtA., i, t.)

REHAUSSER le bras, relever les forces :

• De votre illustre hymen je sais les avantages. J'adore les grands noms que j'en ai pour otages, fit vois que leurs secours, nous rehauttant U bras, Àuroient bientôt jeté la tyrannie à bas. [Sert., it 3.)

REJETER nos alarmes sur nos ennemis, pour signifier foire retomber sur nos ennemis les périls que nous avons essayés :

La victoire attachée au progrés de ses armes

Sur nos fiers ennemis rejeta riot alarmée. [kodog., î, 1.)

Expression hardie, regardée! à tort, ce nous semble, comme une impropriété par Voltaire.

RELACHER, act. relâcher sa puissance, lui laisser perdre de sa force, de son autorité :

Mais je crains qu'après tout son âme irrésolue

Ne relâche un peu trop ta puissance absolue,

fit ne laissé au sénat décider de ses vœut,

Pour se faire une excuse envers l'une des deux. (Iltèet Bér., H, t. )

— relâcher a, avec un nom de chose pour sujet,' faite qu'on se laisse aller à, par une sorte de relâchement :

fit quand le souvenir d'avoir le mieux vécu

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