‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 635 sur 743 · TANDIS · texte numérisé non relu

TANDIS

clitandrb. Tandis ce m'est assez qu'on rival préféré

N'obtient, non plus que moi, le succès espéré. (C/««., n, 5.;

Ils ont tourné le dos, me voyant secouru,

Mais ce que je suivois tandis est disparu. (La Gai. du PaL% 1, 9.)

Elle vous fait tandis cette galanterie

Pour s'acquérir le fruit de fille bien nourrie,

Et gagner d'autant plus de réputation

Qu'on la croira forcer son inclination. [La Suiv.t m, 4.)

Tandis, par la fenêtre ayant vu ton retour,

Je t'ai voulu sur l'heure apprendre cet amour. [La Pi. Roy., v, 6.)

Et umdis il m'envoie Faire office envers vous de douleur et de joie. (H or., îv, %,)

Tandis, pour un moment trêve de raillerie,

Je veux entretenir un peu ma rêverie. [La Suite du Ment., m, î.)

Tandis, ce soir chez moi nous souperons ensemble. [Ibid.t ni, 4.)

L'effet expliquera le sens de la menace, Tandis, souvenez-vous, malgré tous vos mépris, Que j'ai fait ce que font et le père et le fils. (Thiod., i, 2.)

Tandis, permettez-moi de vous entretenir, Et de blâmer un peu cette vertu farouche,

Cette insensible humeur qu'aucun objet ne touche. [Ibid., \\, 2.)

Tandis, tu m'as réduite à faire un peu d'avance, A consentir qu'Albin combattit son silence. (Oth.y m. 1.)

Cette signification est ancienne dans la langue et s'est longtemps maintenue :

Tandis rôtir sa perdris on faisoit. (Cl. Marot, Êpi§r.)

Les médecins lui ordonnèrent tout premièrement le clystère et la saignée, à la grande mode accoustumée; puis des sirops par quatre matins; tandis une médecine. (Dbs Pbr., Nouv., ici, éd. La M.) — L'alarme tandis es toit grande dans ladicte ville. (Montluc, Comm., î.) — Cependant les Espagnols faisoient sembla»! de me vouloir charger ; mais ils n'osèrent m'enfoncer. Tandis ces six orphelins faisoient merveille de tirer. (Id., ibid.)

Tandis nous songerons à faire

Tout préparatif nécessaire. (Godard, Les Desguis., iv, 7.)

Et tandis continuant les vœux que je dois et fay pour la prospérité de V. A-, je demeure. (S. Fr. de Sales, Leu.t à Ch. Emm., 29 mars 1612.)

Tandis le singe prend à la gorge son maistre. (D'Aubionb, Le* Trag.,l. u.) Tandis j'acheveray le voyage entrepris.

(Alexandre Hardt, Alceste, ou la FidêlùL)

Faites-moi la venir ; tandis, cette verdure

Peut-être trompera les ennuis que j'endure. (Richelieu, Mirante, î, 10

Tandis la vieille a soin du demeurant.

Fouille au bahut, choisit pour cette fête

Ce qu'ils avoient de linge plus honnête.

(La Font., Contes et Nouv., 3* p., v, Le Faucon.) Tandis le peuple eslu jouit de la lumière, U chemine, il s'exerce à l'œuvre coustumiere.

(Saint-Amant, Mouse sauvé, v.)

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