TRAME. — TRANCHER
particulièrement affectionnez. (D'Urfé, VAstrée^x, 3.) — Quant à moy, je nefs point semblant de le cognoistre, et traittois avec lu y, comme avec tous les aotrei. (Id., ibid , 1, 4.) — Chevalier, luy dit-elle. so>ez discret, chacun a l'œil sur oow, si vous tr aille* de cette sorte, vons me perdrez. (Id., ibid., î, 10.) — Une manière d'agir hardie, qui l'obligeoit de traiter familièrement avec les gêna de la première qualité. (Tallbmant, Disc, sur Berner ade.)
TRAME, fig. couper la trame de, trancher les jours de:
Quelle horreur d'embrasser un homme dont l'épée
De toute ma famille a la trame coupée. {Hor., v,3.
— ma trame, sa trame coupée, pour dire ma mort, sa mort:
Et pour venger sa trame indignement coupée,
N'arboreront-ils point l'étendard de Pompée ? {Sert., i, 1.)
Et tout me sera doux, si ma trame coupée
Me rend à mes aïeux en femme de Pompée. [IbuL, ni, 4.)
TRANCHANT, subst. rendre le tranchant a un glaive, l'aiguiser :
Voyons de quelle audace Vous détachez du toit l'armet et la cuirasse, Et rendez le tranchant à ces glaives rouilles, Que du sang espagnol vos pères ont souillés. (Victoires du roi en 1671}
— tranchant, instrument tranchant :
Quel bonheur m'accompagne à la fin de ma vie!
Isabelle, je meurs pour vous avoir servie ;
Et, de quelque tranchant que je souffre les coups,
Je meurs trop glorieux, puisque je meurs pour vous.(L7//m« corn., i*,".;-
TRANCHER, avec un nom de chose pour sujet, dans le sens de couper court, mettre brusquement fin à :
Il alloit au conseil, dont l'heure qui pressoit
A tranché ce discours qu'à peine il commencoit. Le Cid., i, 1.)
Trancher ■, dans cette acception de couper court, terminer rapidement, brusquement, se trouve aussi dans Corneille, et est fréquemment employé au dix-septième siècle avec un nom de personne pour sujet :
Je ne mets point d'obstacle à vos derniers secrets,
Mais tranchez promptement d'inutiles regrets. {Théod., v, 2.)
Triste, je trancherai ce tragique discours. (D'Aubigxé, Les Trag., uù
Cela fut cause qu'elle trancha son discours assez court. (D'Urfk, rAstrée, \,î.)
— Je luy en tranchoi* le propos si court, de peur... (Id., ibid., it 4.) — Je M
m'arrête qu'à deux ou trois réflexions, que je tranche en peu de paroles, i Patio,
Plaidoyers, vu.) C'est ma dernière partie que je tranche en un mot, parce que ce
n'est que la suite des deux précédentes. (Boss., Serm. pour fAscem., u.) — IV«-
chez-moi votre discours d'un apophthegme à la laconienne. (Mol., Le Jforiayr
forcé, se. vi.)