TRANCHER
On a dit aussi d'une manière absolue :
En peu de mots, sans façon, sans nous amuser à beaucoup de discours, tranchemoi d'un apophthegme, vite, vite, monsieur Gorgibus, dépéchons. (Mol., La Jalousie du barbouillé, se. vi.)
On a malheureusement laissé tomber cette locution si vive, si rapide, et susceptible de variations si heureuses. Cependant, on trouve dans les bons écrivains de ce siècle quelques emplois analogues :
Quand la discussion, comme il arrivait souvent, avait été longue, diffuse, obstinée, le premier consul savait la résumer, la trancher d'un mot. (Thiers, Hi&t. du Cons. ei de l'Empire, 1. xm.)