‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 663 sur 743 · TRANCHER · texte numérisé non relu

TRANCHER

On a dit aussi d'une manière absolue :

En peu de mots, sans façon, sans nous amuser à beaucoup de discours, tranchemoi d'un apophthegme, vite, vite, monsieur Gorgibus, dépéchons. (Mol., La Jalousie du barbouillé, se. vi.)

On a malheureusement laissé tomber cette locution si vive, si rapide, et susceptible de variations si heureuses. Cependant, on trouve dans les bons écrivains de ce siècle quelques emplois analogues :

Quand la discussion, comme il arrivait souvent, avait été longue, diffuse, obstinée, le premier consul savait la résumer, la trancher d'un mot. (Thiers, Hi&t. du Cons. ei de l'Empire, 1. xm.)

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