BAISSER — BALANCER. M
Ils lisent les premiers les lettres qu'on lui taille. (Bacax, Berg.t n,} Nous croyons inutile de multiplier ces exemples. Segrais nous fait connaître à quelle occasion le mot hmifrr cessa tlVlre employé dans le monde élégant r
Lu bascon demanda un jour dans une compagnie : Qui «si-ce qui bmilc le bal t m heu de dire : $ui est-ce qui donne le bal? Depuis ce temps- là Ion a banni Le ro<vi de bailler, qui avait plus de cinq cents ans de bourgeoisie.» {SenraUmna, Paris, tTïl, p. 75.)
— bailler a quelqu'un a ram en en ., confier à quelqu'un pnur qu'il ramriK
Cela lui fait reconnaître Pymanthe pour Tau leur de ces perfidies; et Và^am >:nilte a ses veneurs ti ramener, il pique à toute bride vers le château * (Àrgirin. .le Ctii.}
BAISSER t pour abaisser :
Montons, de grâce, au I rôtie: et de là beaucoup mieux Sur le choix d'un époux nous twist erotu les yeux, posa lcomor. Vous les abaisse* trop ; une secrète flamme
â déjà malgré moi fait ce choix dans voire ame* <nctnt i, 1 )
lielte si^iii li cation s'est heureusement conservée :
De son trône enflammé qui luit au haut des deux,
Sur le héros français daigna ùaitter les jeux. (Volt,, Hmr*( L)
Tl>ui cela ûest point connu de ceux qui, chargés de grandes affaires, occupai <J h gouvernement dus Etals et du devoir de rendre heureux les hommes, ne peu xent buktscr leurs regards sur dts querelles et sur de pareils ouvrages, {Id, , Mil. IlUér.}
BALANCE, emporter la balance sur, l'emporter sur :
L'amour sur le respect emporte la balance, {Clil., n, 5.)
— être en balance, en parlant d'un sentiment :
Parlez, je vous dois tant que ma reconnoissance
Ne peut être sans honte un instant en balance. [Sert., i, 2.)
— mettre en balance , comme tenir en balance :
Notre longue amitié, l'amour ni l'alliance,
N'ont pu mettre un moment mon esprit en balance. {Hor., n, 3.)
Cette prévoyance me mit plusieurs fois en balance, si je ne chercherais pas moi-même un asile hors du royaume. (J.-J. Rouss., Confess.. xi.)
— retenir l'esprit de quelqu'un en balance :
Voilà ce qui retient mon esprit en balance* {Sert., 1, 2.)
BALANCER, v. act., tenir en suspens, faire hésiter :
Si l'on court au grand crime avec avidité, 11 en faut réprimer l'impétuosité ,
84 BALANCER. — BANDOLIËR.
Avant que les esprits qu'un juste effroi balance
S'y puissent enhardir sur notre nonchalance. \Oih.. v, 1}
— balancer entkk, tenir flottant entre :
Et quel choix voulez-vous qu'une chrétienne fasse,
Réduite à balancer sou esprit agité
Entre l'idolâtrie et l'impudicité? (7%«W.t m, 1.
Vous avez la mémoire trop bonne Pour avoir oublié que vous me fîtes roi,
Lorsqu'on balança ma couronne
Entre Léolycbide et moi. {dtjêt., m. 1.)
— être balance, être entraîné en sens divers, être tenu en suspens .
Mais ù ce peu de mots je crois que sa pensée
Entité vos deux amants n'est pas fort balancée. KLc Cid, i, 1 )
Et je sens tout mon cœur balancé nuit et jour Entre l'orgueil du diadème
Et les doux espoirs de l'amour. {Âgés., m, 4
Celui qui est balancé par des opinions probables opposées, voit de part rt d'autre des raisons considérables qu'il peut suivre. (Nicole, Décal., 1er corn m.. H* instr., seci. %2, c. w)
BAIXSTRE, pour désigner les galeries du théâtre, ou plutôt les personnes qui les occupent :
Ma \eine qui charmoit alors tant de baluttres,
N'est plus qu'un vieux torrent qu'ont tari douze lustres.
[Au iloi, surêon retour de Flandn }
BANDE, compagnie, société :
A force de tarder tu m'as mise eu souci :
11 est temps, et Dapbnis par un page me mande
Oue, pour faire servir, on n'attend que ma bande. [Gai. du l'u/., i. 11.
iVtto expression est donnée, dans une comédie satirique de la seconde moitié du dix-septième siècle, comme étant du styh précieux
A pivots d'Oriane, elle dîne chea tous:
J \ dîne aussi, ma eheiw et je suis de la bornée.
iBoi'a&AC&x, Le fWfr. dm Peùtoe, se. m.)
ft.mffr se trouve encore employé de diverses manières particulières pour e^uN^MfUJe^ m*//*, wmmo dans cet exemple :
Il me *i<* manda en £tAm de lui faire entendre ma hcwér et réo/ow», qu; èuit fort
IWNOOURK, le même que KmrWiVr :
0* a *« de* Ce**;*, <n antoe de* pht* fera****
\>** **t,N*«t d'aitouufck de **«***«« dVsdra*. ' . lia c. iv. 3
BANMR, pour ^ignilier taire quitter la t^mftglrt
Ma mat tresse vous souffre, ni l'ingrate nie futl;
QVtfyttP coût qu'elle prenne en votre compagnie,
Stiui que jTai paru, mon abord t'a btmnie. [L'ttttu. corn*, it, 7.)
BANQUEROUTE, faire bahh kiioi të a , est employé par Corneille d'une manière que Voltaire paratL avoir justement blàim . Je Jais bfmqtttrouie à ce fatras de lois. | U Mmt„t \, 1,1
« On disait alors, observe l'illustre commentateur, faire banyHcroutCt pour abandonner, remwrr* t/uiUêr, se détacher, mais mal ï propos; bam/tterout e était impropre, même en ce temps-là, dans l'occasion où l'auteur l'emploie. Dorante Mêlait pas banqueroute aux lois, puisque son petv musent qu'il renonce à cette pr > • li. »
BAHKE, barrière ;
Le Bourguignon d ail leur * sépare I eu m provinces,
El servirait pour nous de ban* a ces dmx princes >tfat iv, i.j
IUS in <eil bas, un œil baissé à terre :
A Ifiirs noms, un grand froid, un front triste, un ml Uns.
M'ont fait voir aussitôt qu'ils ne lui plaisaient pat. lOUu U Ll
— metthe oas< %., dépouiller :
Maigri- noire surprise el mon in su Aisance, Je vous obéirai, seigneur, sans comphîsauce, t!t meti bas le respect tfuï pourrait m' empêcher
Ile combattre un avis où vous semble? pencher. (jttâl., t! l.)
C roy ea~ moi , me ne ; ba* V ar 1 i Ace , M *t h . . > i , S*)
— \ikttri: bas la fierté, %., dépouiller la lierlé
El j'avouerai, seigneur, que pour mon hy menée
Je crois tenir on peu de Home où je suis née.
Je ne demande point La pleine liberté,
Puisque lie en a mis bas l'intrépide fier lé. (O///., ni, 3.)
— Emploi elliptique remarquable de la même locution :
do&a-nte. Je serai cependant aveugle en mon bonheur,
Et d'un si grand bienfait j'ignorerai la source? clitox à Dorante. Curiosité bas, prenons toujours la bourse. {Suite du Meut., i, 2.)
— bas, adv., pour à bas :
Et je n'aspirerais au bonheur de vous plaire
Qu'après avoir mis bas un si grand adversaire. {l*ump. , iv, 3.)
La tyrannie est bas, et le sort a changé. [tb'ul., u, 3.)
Unissons-nous ensemble, et le tyran est bai. [Serior., m, 2.)