BATTRE — BEAUTÉ
BATTRE, battre un sentier, le frayer :
.... Ainsi de ses vertus, Dont brillent les sentîtrt qu'il a pour nous fr'jmu, Les rajons toujours vifs montrent comme il faut vbre.
On a dit d'une manière analogue :
Nom n'avons nouvelles que de deui ou trois ancien*. qui ayent battu ee chemin. (I<wrï.t Et#.t 11,8.)
— BATTRE LES RAISONS DE QUEI«QU*IÏN, fig., les réfuter
(ST-EvftKï., St&ner* )
Et montre cependant des grâces peu vulgaires A b nitre j« raison* par des raisons contraires.
BEAU- DANS LE PLUS BEAU DE LEUR CARRIÈRE, ÛU pOIllt le
plus brillant de leur exislenre :
Combien en trompe un tel espoir!
Et combien en lai s se- Ml choir Dan* ie plut beau de leur carrière !
On a dit, peu différemment, en poésie, et même en prose
H faut au plus beau de nos ant Cueillir les fleura de ta jeunesse.
Et nu ménageons plus de tristes bienséances
Qui nous utent les fruits du plm beau de nos ans. (Mol., l*à$chét i, l.)
Jamais un mot de réflexion sur la cruauté de sa destinée, qui l'enlevait dans
h pua beau de ton âge* (H"* Oë Laf.» ffirt. d'Henriette tïAngtei,, ir p. , année 1670. )
— tout beau, façon de parler adverbiale employée dans te style noble :
Tout beau, Pauline : il entend vos paroles, Et ce n'est pas un Dieu comme vos dieux frivoles. (l'ol., îv, 3.)
BEAUTÉ, au plur., en parlant de la beauté d'une femme, comme on dit les charmes, les appas :
Ne t'inquiète point pour une écervelée,
Qui n'a d'autre ambition que d'être cajolée.
Et rend à plaindre ceux qui, flattant ses beautés,
Ont assez de malheur pour en être écoutés. [Mil., ni, 4.)
Bélinde et Cbrysolite Manquent donc à ton gré d'attraits et de mérite,
Elles dont les beautés captivent mille amants?* {La Veuve, i, 5.)
Jusque-là tes beautés ont possédé ses vœux ;
Mais l'amour d'Alidor faisoit taire ses feux. (/'/. Roy., v, 7.)
Mais l'empire inhumain qu'exercent vos beautés
Force jusqu'aux esprits et jusqu'aux volontés. (Cinna, m, 4.)
Le sort, qui jusqu'ici nous a donné le change, Immole à ses beautés le monstre qui nous venge. [Androm., in, 4. )