‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 70 sur 743 · KK BENIN. — BIEN · texte numérisé non relu

KK BENIN. — BIEN

Le dix-septième siècle employait très-fréquemment beauté au pluriel dans le même sens que le singulier, en prose comme en poésie :

Ses vertus ne la font point régner plus sagement que ses beautés la font régner «le bonne grâce. (Malh., Ltu.y à la princesse de Conti, 29 mars 1614.) J'entends de tous côtés

Publier vos vertus, seigneur, et ses beauté*. JUc, Bérém., u, 2.)

C'est faire à vos beautés an triste sacrifice.

Une de vous présenter, madame, avec ma fol,

Tout lige et le malheur qne je traîne avec moi. • (ld.f JfilAr., in, 5.) Celuy-cy espris des beautex de Blanche, mesme du vivant de Louis VIII, voyant quelle se moquoil de sa folie, s'estoit rangé par dépit avec ses ennemis. (Méz., Hisi. de France, Blanche, reine de France, 1523.1 — Le duc d'Anjou, s'imaginant tout d'un coup que ce qui faisoit sa rùverie pouvoil bien causer celle du duc de Guise , lui demanda brusquement s'il pensoit aux beamtés de la princesse de Montpensier. (MM de Laf., Leu., à la princesse de Montp.) — Il lui répondit en riant qu'il paroissoit lui-môme si occupé de la rêverie dont il l'accusoit, qu'il n'avoit pas jugé à propos de l'interrompre; que les beautés de la princesse de Montpensier n'étoient pas nouvelles pour lui; qu'il s'étoit accoutumé à en supporter l'éclat du temps qu'elle étoit destinée à être sa belle-soeur. (Id-, istd. — Quoiqu'elle approchât alors de soixante ans, elle étoit encore aimable, et, sans flatterie, on pouvoil dire quelle a* oit encore de grandes beautés. (Mwdi Mottet., Jfôu., 1661.)

BÉNIN, adj., doux, favorable, employé dans le style noble :

Des dieux les moins bernas l'éternelle puissance

Ne veut de nous qu'amour et que reconnoissance. {Audtom.% iv. t>.)

Toutes ont hors des flots paru presque à l'instant,

Et leurs bèmims regards envoyés au rivage

Avecque notre encens ont reçu notre hommage. 'Jbui.% v, 3.)

BIEN, avantage, avoir, donner le bien de, avoir, procurvr l'avantage de :

Puisse d'un prompt succès votre grande entreprise

Combler nos ennemis d'un mortel désespoir,

Et me dommer bientôt fr biem et vous revoir1 vMéd t. iv. S.)

Et pour vous imiter, je veux avoir le biem

D'être aussi la première à vous offrir le mien. JUeet Bér.. m. 3 •

— laisser le bien de, laisser l'avantage, le bonheur de :

Ah ! redouble plutôt ce dédain qui me tue,

Et Juùar-ax* k bùtM #expîrer à U vue. GaL du Pal . ii. *•'■

— Et encore dans le même sens :

Trop heureux que mon sang puisse te satisfaire.

le le veux tout donner au srul bttn de te plaire. ,La Ternie, m. o ,

— rien ot'E, quoique, séparé en deux par plusieurs mots :

ftint. dit-il. que je touche à la fin de mes jours.

Tous n avea pas en vaic amené du secours- {*****.* i, L>

Page 1