‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 707 sur 743 · AYE. — BRICOLE · texte numérisé non relu

AYE. — BRICOLE

Tantost eom il yoloit souffler, Faisoit le palais alumer :

Cou lor ert vis que cou faisoit.

{Ftoire et Blanceflor, éd. Du Mér., Append., t. 35.)

AYE, pour ait, troisième personne du singulier du subjonctif.

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Cette forme était en usage au seizième siècle :

Je ne trouve point que ceste coustume aye esté pratiquée par les successeurs de Pépin. (Faochkt, De VOrig. de$ dignit. et magistr. de France* i,4.)

BAIGNER (se) a, pour se baigner dans.

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On a dit aussi à l'actif:

Ja ne verras le vespre ne le soleil coucier

Que ou sanc de tes plaies porras ton cors baignier. {Fierabras, v. 430.)

BRICOLE, s. f., fig., dans le sens de supercherie, ruse, une méchante bricole, une mauvaise supercherie :

Tenir à demi sa parole

C'est une méchante bricole. {Pois, div., Bagatelle.)

Les dictionnaires usuels indiquent comme locutions peu jusitées : « — Jouer de bricole, n'aller que par bricole, user de voies détournées. Cet homme m9 a joué une bricole, m'a dupé, m'a fait un conte. Je me défie de ses bricoles, de ses ruses , de ses supercheries. — De bricole, loc. adv. D'une manière détournée , indirecte : // agit toujours de bricole. »

L'emploi de cette expression , dans le sens sus-indiqué, était autrefois beaucoup plus fréquent et plus varié :

Je ne yeux pas m'amuser à ces bricolée de discours; je diray seulement ce qui me viendra à la bouche. (Cu de Cramail, Corn, des Prov., m, 1.) — La princesse de Goémenée attrapa le tabouret par les bricoles des particuliers et du Val-de- Grâce. (St-Simow, If An., t. u, ch. 12.)

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