‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 710 sur 743 · CHAMP. — CHANGER. 4M · texte numérisé non relu

CHAMP. — CHANGER. 4M

CHAMP, donner les «Ain*, comme on éit émmer la clé des ckrnnps.

■ Ajouter :

Donner les champs se disait souvent dans l'ancienne langue, au propre et au figuré :

Lors nos chevaliers après avoir osté les longes à leurs oiseaux 4eur éomrem «. (Faochbt, Anlèq gaul.. *• vol., v, 18.)

On trouve aussi redonner les champs :

le «e prens guère beat* en rie , à qui je ne redonne tes champs. ( Montaicnb , Km., Ihr. il, eh. 11.)

CHANGER, act., au sens moral, faire changer. Ajouter cet exemple :

Mats tout ainsi que je ne dois espérer de te changer, aussi ne faut-il pas que tu penses de me rendre autre que je ne suis. (D'Urfé, fAstrée, u, 9.)

— changer un amant, le quitter pour un autre. On a dit après Corneille :

Tous pouvez le changer, vous pouvez le haïr ; Mais vous joindre à Clotaire, El vire, et le trahir, C'est le dernier effet d'une ime foible et basse.

(M"f de Villto., Le Favori, tv, 1.)

On disait de même changer une mat tresse , pour changer de maîtresse :

On a droit de changer un objet adorable.

Quand on ne luy voit point de raison ny d'amour.

(Mat de La Sczb, Recueil de pièces galantes, t. iv, p. 133.)

— gE change*, pour signifier changer de sentiments.

Au lieu de : nous n'avons pas rencontré d'exemple de cet emploi» lire :

Se changer se rencontre fréquemment avant Corneille, et même de son temps, pour signifier changer de sentiments , ou changer de conduite :

Se tu mectz ta paix en aulcune personne pour ton plaisir ou consolacion y trouver et avoir, tu seras tousjours instable et empesché, pource que souvent les personnes se changent et faillent. [Intern. consot., u, xxxxn, Dibl. elzev.) Touleafois eaprouver « Je vouldrois bien si leur amour est stable.

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