‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 123 sur 596 · DOUCETTE · texte numérisé non relu

DOUCETTE

Il est des amours emportés aussi bien que des doucereux.

CriU de TÉc, des Fem., se.

Ce sont les galants de ces sottes Que je viens de nommer bigottes; Ces gens-là, quoy que doucereux, Sont quelquefois bien dangereux.

SciRRON,*Ftrg. trao,, Paris, David, 1706; II, p. 1

à L'horrible jour de vendredy Me fait troubler quand il arrive.

Car tout aussitôt il me prive Du calme ou repos bien heureux Aimé des esprits doucereux. - Lorbt, Muze hUtor,, 6 may i656.

3 Et j'en fiis aplaudy par eux Avec les termes doucereux D'un assez obligeant langage. - Id., ibid,, 21 août 1660.

hot Herpajéme est jaloux : j'y consens; il est chiche De ces tons doucereux : oui ; mais il est très riche.

La Font., VII, p. h3o : Florentin, se

Voilà du fruit nouveau. Doncques pour quelque belle. Mon doucereux neveu, vous en avez dans l'aile.

MoifTTLBURT, Fille capitaine, I, 9 ; - Cf. Fem, juge et part,, I

Le poème tramque. . . n'est. • • pas un tissu de jolis sentiments. . ., d( doucereux. - La Brut., I, i38.

Je me ferois cent fois plustost à un franc bourru . . . qu'à ces esprits dom

Du Vbrdier, Le Flatteur, I

atc Bien que ce mot se trouve, dès le xiu* siècle, dans le Roman de la Roêe et q\ retrouve dans Ronsard, Rob. Estienne ne l'admet dans son Diction, fr,-lat, ni en ni en iSi^g; mais Nicot le donne en 1573 et Gotgrave en 161 1.

Doucette.

93 Et VOUS n'y touchez pas, tant vous semblez doucette,

Tart., I,

366 A tout ce qu'on disoit, doucetie m'accordois. - Régnier, Sat^ X.

Pour dénoter une personne qui fait de la doucette et sucrée en ses faç humeurs,' on dit vulgairement tr qu'il fait le doux Dieu sur une peslen.

Le P. Garassi, Rech. dee Rech, de M' Est, Paequier, 16a a, p. 3o8-3

3i ... Tout simple et doucet, sans chercher de finesse.

Attendant le Boiteux, je consolois Lucrèce. - Corn., Suite du Ment,, I, 1

La pucellc avoit nom Héro,

De peau doucette et d'âme tendre.

ScARRON, Dem, Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. 339 : / Léandre; - Cf. Virg, trav,, t. II, p. 199.

76 Des citrons doux et des grenades.

Dont une Duchesse étant-là , Obligeamment me régala

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