‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 149 sur 596 · ÉCOUTER — ECU · texte numérisé non relu

ÉCOUTER — ECU

ÉCOCTER, entendre.

Mais tout ce qu'on écoute, Des vives douleurs

Et des pleurs

Qu il nous coûte, Fait qu'on en redoute Toutes les douceurs. - Mal, imag.y 9* interm.

1 9 Certes où Ton peut xtCécouter

J*ay des respects qui me font taire. - Malh., I, p. 996.

Ecouter , tenir compte de . . .

6g8 Le choix est glorieux, et vaut bien qu'on ïécaute. — Tart.^ II, A.

3i Sans jamais écouter ni pitié ni clémence. - Malh., I, p. 378.

&99 Seigneur, si votre amour peut écouter mes pleurs,

Ne vous exposez point au dernier des malheurs. - Coin., Hérael,, II, s.

9 16 Et quand la gloire parie, il n'écoute plus rien.

— y écoute, comme vous, ce que Tfaonneur m^înspire. - Bac, Alex,, I, a.

ECRITEAD.

17^9 Cherchons une maison à vous mettre en repos :

Vécriteau que voici s'offre tout à propos. - L'£t., V, 2.

1777 À mon père pourtant la maison appartient. . .

— Je ne sais; Yécriteau marque au moins qu'on la loue.

Oh I Madame, point d'injures; vous pouvez mettre écriteau à votre porte ; prendra iehail de votre cœur qui voudra. - Rbonabd, FiUes err,. II, 3.

Les maîtres-écrivains ont des écriteaux pour leurs enseignes. - FcBiTiàBi.

ECD : ECU d'argent ou écu blanc; ÉCD D'OR.

Sait-il bien ce que c'est que cinq cents écus? — Oui, Monsieur, il sait que c'est mille cinq cents livres. — Fourb. de Scap., II, 7.

Dix mille écus en or chez soi est une somme. - UAv,, I, &.

Cinq mille francs au jeu par an, et quatre mille francs en habits et bijoux, cela fait neuf mille livres; et mille écus que nous mettons pour la nourriture, ne voilà- t-il pas par année vos douze mille francs bien comptés I - Ibid. , II, 5.

156 ECU — ÉGUYER

Avec cinq cents écut, Béalrix est à toi ;

Vois si tu lui plairas. — Cinq cents écus, ma chère 1

Qu*e8t-ce, cinq cents écuif — C*est le moyen de plaire.

Th. Cobh., D. Cé$. d'Aval., y, 7.

16a Tallay voir leur pièce première, Donnant à leur portier, tout franc , La somme d^un bel écu blanc. - Lorbt, Muze hittor., a à juillet i66(

965 Sçavoir est qu^en ce territoire.

Il a pleû, de fraîche mémoire, Par un mirade sans pareil , De beaux écuê d*or au soleil. - Id., t^tiil.; a/i septembre 1661.

Ne vous ai-je pas tantôt donné un e$cu blanc f - Hautbboghi , Cri»p. méd,, III •>

Ne vous al-je pas tantôt donné un écu d'or ? - Id. , ibid, , III, 9.

Un demi-louis d'or pour une leçon! On ne donnoit autrefois aux meillei maîtres à danser qu'un ecu par mois. -- Rbgnard, Divorce, 1,7.

Jamais de mon vivant je n'aimai la dépense ;

Je puis être enterré fort bien pour un écu. - lu,. Légat, univ., IV, 6.

Gomment I six mille francs ! quinze ou vingt écut, passe.

— Les maris aujourd'hui , Monsieur, sont si courus I

Et que peut-on avoir, hélas! pour vingt écmf - Id., ibid., V, 7.

3tc Les écus étaient en or ou en argent ; l'écu d'or valait dix livres, l'écu d'argent ttf livres. — La fabrication des écus d'or fut interdite par édit du Roi en décembre 16 ^

BouARD, Traité det tnonnaie»^

Ecu : VOICI LE RESTE DE NOTRE J^GU, loCUtion.

Ah ! ah I voici justement le reste de notre écu. - Bourg. gerU. , V, 1 .

t¥ G'est-à-dire : H ne nous manquait plus que cela.

La Rancune entra dans l'hôtellerie un peu plus que demi-ivre. La servante ^ dit à l'hôtesse qu'on lui dressât un lit. — Voici le re$te de notre écu, dit l'hôtes

ScARRON , Rom. com. ^ ch. vi ^

t¥ «On dit proverbialement de ceux qui arrivent en une compagnie et qu'on n'att^ doit pas : Voici le reste de notre écu.n - Fcrbtiere, Diction.

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