‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 150 sur 596 · ÉCUYER · texte numérisé non relu

ÉCUYER

On vous contesteroit après cela le titre d'écuyer. - Pourc, D!, 2.

Ayez soin tantôt de faire donner le fouet à ce petit fripon-là , p mon écuyer. — ... Qu'est-ce que c'est, Madame, que votre écuy^ Est-ce maître Charles que vous appelez comme cela ? — Escarb. , se.

Un page d'un grand seigneur ayant fait quelque friponnerie, son maître c(i manda à son écuyer de luy donner le fouet.

D'Odvillb, Contes, t6àh ; édit. Jouaust, i883, II, p. isi.

ÉCUYEK 157

Dieu I qu^il en est scandalisé 1 . . .

Et qu'à ses yeux remplis de rage Un écuyer fouettant un page Seroit un spectacle bien doux I

ScABBoif , Œuvr, , Paris , David , 1700;!, 36i.

Mais j'espère, pour récompense, Une charge en votre maison.

Priam dit : c*est bien raison ; Oui, de bon cœur, je vous la donne; Vous serez meneur d'Uione, Son quinola, son écuyer.

Id., Virg. trav., Paris, David, 1706; I, p. 116.

Puis soudain, changeant de game,

Veicuyer quitte sa dame ,

Et la dame au haut patin

Trébuche en un beau matin. - BaiBSUF, Lucam trav,, i656, p. 167.

La chaîne à^éeuyer est un grand privilège ;

Madame en cherchoit un

Jusqu'au jour de la noce ,

Je suis votre Scuyer, et me nomme Mendoce . . .

— n est tant d'écuyen fanfarons, quoique gueux, Qui cherchent à paroitre, et mettent tout sur eux I

MoHTPLBUBT, Coméd, poke, II, 3.

Quant à cet officier,

Il règle ma maison et me sert d^écuyer,

— u'écuyer I qu'il est dru ! — Pour sortir d'un carosse . . .

— Ah I Monsieur V écuyer, serviteur. Par ma foi. Propos galants, bien fait; ma tante, c'estrà-dire . . .

— Quoy ? — J'approuve ce choix ; mais gare la satyre I Â Goimbre , où je fus passer le carnaval ,

Une veuve . . . Goimbre est dans le Portugal ,

Grande ville. La veuve , à demi surannée ,

Par certain écuyer étoit souvent menée.

Quoiqu'il ne fût pas jeune , on le mit en blancs draps ;

On disoit que tous deux. . . Je n'achèverai pas. - Id., ibid,, U, 5.

Vous n'êtes qu'un cadet de basse Normandie,

Écuyer de ma tante, il est vrai, mais aussi

Roturier comme un cuistre, et chacun sait ici

Que la noblesse en vous égaie la fortune ,

Et qu'elle est en décours aussi bien que la lune.

Cependant sachant bien , Monsieur notre officier,

Que notre sœur n'est point un gibier à'écuyer;, . .

Vous voulez l'enlever et vous êtes tout prêt. . . - Id., Und,, IV, 7.

Mais. . . — Voilà ce que c'est, ma tante; à soixante ans,

U faut que vous ayez des écuyer» galants ,

De ces aventuriers, dont l'âge et le silence

Sont des préservatifs contre la continence ;

Dont l'amour mercenaire entretient tous les ans ,

Aux dépens des défunts, les plaisirs des vivans,

Et dont le bien , fondé sur le libertinage ,

D'un hymen en détrempe assaisonne un veuvage. - Id., ibid., V, à.

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