‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 151 sur 596 · S8 ÉDIFIÉ DE. . . — EFFARÉ · texte numérisé non relu

S8 ÉDIFIÉ DE. . . — EFFARÉ

Savei-vous bien que vous ii*avez point d^autre expédient pour sortir d^affaire, et

?ue ce sont ici les dernières paroles qu^elle nous a fait porter par son écuyer. — ar son écuyer, Monsieur, par son écuyer? Oh ! vraiment, il faut attendre à faire cet accommodement que j'aie un écuyer comme elle ; et , quand nous agirons d'éeajjtr k écuyer, il ne faudra peut-être pas tant de cérémonie. — Gomment donc. Madame, un écuyer? Êtes-vous femme à écuyer, s^il vous plaît? et ne songez-vous pas. . . — Tenez, Monsieur, point de contestation, je vous prie. Je n'aime point les disputes, et, pour peu que vous m'obstiniez, vous me ferez prendre des pages.

Dancoubt, Chevalier à la mode, 1687; IV, &.

3|e Le titre à^écuyer était le premier et le moindre titre de noblesse ; on le donnait, proprement, à qui avait le droit de porter Técu. Au temps où, comme dit La Fontaine en se moquant,

Tout marquis veut avoir des pages,

il était souverainement ridicule à une bourgeoise de vouloir avoir un écuyer, c'est-ànlire un homme de condition qui avait pour emploi, chez la Reine, chez Madame et chez les Princesses, de leur donner la main pour les aider à marcher : on l'appelait écuyer ou dievalier d'honneur. — «Les dames de haute qualité pouvoient avoir un écuyer pour les accompagner dans leurs visites.» - Richblbt, Diction,, 1680.

crGe mot s'est étendu à tous ceux qui donnent la main aux dames, soit qu'ils soien leurs domestiques (c'est-à-dire soit qu'ils vivent dans la maison), soit qu'ils soient leui galants, soit qu'ils le fassent par pure civilité ou rencontre.» - FuRiTiàaB, Diction., 169^

Édifié de. . ., édifié sur. . . , renseigné sur. . .

tSaG Je suis édifié de votre affection. — Éc. des Fem.^ IV, 9.

L'honneur qu'il vous a plu, ma fine, de me faire.

Me rend terriblement de vous édijié. ~ Montflbubt, Criêp. gentilh,, II, 3.

Qui dira : «rScapin porte des fleurs de lis», et qui en sera plus édijié?

La Bbut. , I, 989^

Effacer, aufg.; effacer quelque chose 1 quelqu'un

i56/i Et, le triste succès de tout ce qu'il m'adresse,

M'efface son offense et lui rend ma tendresse. — D, Gare. , V, 3.

i335 Quand j'aurai de ses maux effacé l'infamie. - Corn., Sertor,, IV, 9.

670 Quels crimes par ce sang ne seront effacée, - Rac, Théb,, III, 3.

Cette pensée me fait frémir. . . Effacez-la moi, - Sév., VII, 4o5.

J'ai raffraichi ma mémoire de tout ce que vingt-deux jours de fièvre m'avoiec un peu effacé, - Id., IV, 43 1.

La Provence m'est devenue fort chère ; elle m'a effacé la Bretagne et la Bour gogne, - Id., III, laS.

Effaré.

i5a3 M'as-tu de tes gros yeux assez considéré?

Comme il les écarquille, et parolt effaré I - Amph., III, 9.

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