EFFAROUCHER — EFFAROUCHER (S
57 11 la quitte à ces mois. Son amante effarée
Demeure le teint pâle et la vue égarée. - Dbspb., Lutrin, 11.
Avez-vous sur des faits par moi-même avérés Suffisamment ouvert vos grands yeux effarét f
MoNTFLBURT, Dupe de toir4néme, II, 1.
* Ce mot, qui ne se trouve ni dans Godefroy, ni dans les diverses éditions de Rob. EideDoe et de Nicot, parait dans Gotgrave (161 1) ; Monet iie Ta admis ni en 1690 ni en i636; Oudin le donne en 166a, le Diction, det Rimee en 16&8; en i65o, dans ses Ori~ pm, Ménage le dérive de efferare, mot qui, dans tous les dictionnaires, traduit non ^|brfr, mais ^aroucKer.
Epparoucher.
1613 Nous avons ajusté si bien les intérêts. . .
Pour n'effaroucher pas d'abord trop les affaires, . . . Qu'autant que votre père il montre de tendresse.
Dép. am,y V, 4*
i363 C'est ce qui doit rasseoir votre âme effarouchée. - Misanth. ,11, 1.
H faut, si vous m'en croyez, n effaroucher personne. - LAv,^ V, 1.
i3& On dit que Sa Hautesse même. . .
S^enfuit vers Andrinopolis, Effarouché de tant de fiâmes. - Lorbt, Muze hùtor., 19 août 1669.
i3i5 Et ceux que vos rigueurs ne font q\i^ effaroucher,
Peut-être à vos bontés se laisseront toucher. - Corn., Cinna, IV, 3.
Pour ne pas perdre la belle occasion qu*elle avoit de se divertir, elle ne voulut point Veffaroueher en luy faisant paroistre une vertu trop severe.
Segrais, Nouv, franc., i656; 5* Nouv., p. i3-iâ.
Monsieur Josselin , ne les effarouchez pas.
La Font., VII, p. A 74 : Coupe enchantée, se. 12.
899 Mais allons. Le remords n'est pas ce qui me touche,
Et je n'ai plus un cœur que le crime effarouche. - Rio. , Théb. , 111 , 6.
Ma fille est encor jeune, il la faut disposer. . . Ne point Veffaroueher du nom de mariage.
MoifTFLBURT, Ihq>e de toi-même, II, 1.
Effakoucuer (S').
tîaS Cest un étrange fait, qu'avec tant de lumières. Vous vous effarouchiez toujours sur ces matières.
Éc, des Fem., IV, 8.
35 1 Jusques à quand ce cœur veut-il s'effaroucher Des innocents desseins qu'on a de le toucher?
Princ. iÉLy II, i.