EFFORT — EFFRÉNÉ
n faut ou^il fasse profession de fidelilé ; et c^est alors que ies sonnets, rondeaux, ballades, cnansons et vilianelles seront de grande efficace,
SoRiL, Polyandre, 1668; I, p. io3.
167 Les nobles, en cette action, Formèrent opozition ; Mais elle n*ût point à^éficace.
LoBBT, Muze hiitor., i3 novembre 1660.
Tonte la grâce et Y efficace dW discours se perd, si Tart paroit plus que la nature. - NoRL Fbirçois, La Politeste de la langue françaUe , 3' édit., i663, Préf.
Son caractère essentiel est de joindre ensemble la douceur avec Vefficace,
BossDBT, Hiii. Univ., in-6^ 1681, p. aao; - Cf. Id., ibid,, p. i63; - Confér. avec M, Claude, in-ia, 1683, p. âgo : RSJlex.
TremUons sous les terribles jugemens de Dieu, qui. • . a permis oue de si grossiers emportemens (de la part de Luther) eussent une telle efficace ae séduction et d*erreur.
Id., HUt. de$ Var., a in-4^ 1688; I, d. U6; - Cf. Id., ibid,, p. i36-i37; 187, 173, 5oo, 5oi ; - Avert. aux Proteet,, in-4', 1689-1691 ; II, S i3, p. i3i, etc.
* Le P. Boubours préfère efficace à efficacité : «Il y a des prédicateurs et des écrivains foi tuent de ce mot (efficacité) ; il iCesi point fîrançois. Il faut dire efficace : le mesme mot ttt adjectif et substantif tout ensemble. On dit la grâce efficace et Vefficace de la grâce, . . ^ n'est pas le seul mot que nous ayons de cette espèce. Adultère et sacrilège sont aussi «Ijectiis et substantif.» - Rem, nùuv., 3* édit., 168a, p. 38i.
On ne trouve efficacité dans aucun dictionnaire avant celui de Richelet (1680), qui «oiuie le mot comme condamné par les uns, approuvé par les autres trdans les matières poiloiophiques ; et on croit qu*en ces sortes de sujets il peut passer)». — L^Académie, <^les trois premières éditions (169&, 1718, 1760), dit : r( Efficacité signifie la mesme c«Me ^ efficace, mais il est moins en usage, et se dit principalement de la grâce.» — U cinquièiDae édition (1799) dit, au contraire : trMais il est beaucoup plus en usage.»
Andiy de Boisregard (néfi, et Rem. sur la langue franc,, 169a) répète le P. Boubours.
Effort : se faire de l'effort, faire un effort.
t3o5 Mais à tant différer je me fais de VeffùH, - VÉt,, IV, 1.
J596 Quels efforU à moi-même il a fallu me faire î - Coaii., Pol, V, 3.
L>r8mie le Roy le vit, il fut fort ému ; mais se faisant un effort : Enfin, Alpbonse, by dii-&, je cède à vostre vertu. - M"' de Scudérï, Mathilde, 1667, p. 5oo.
Effréné, sans frein, sans retenue.
i583 (Comment? II vient d'avoir Taudace De me fermer la porte au nez, Et de joindre encor la menace A mille propos effrénés I - Amph,, III, 4.
On vit avec horreur une Muse effi-énée
Dormir chez un greffier la grasse malioéc. - Dbspb. , Epitr. V.